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RDC: arrivée de la secrétaire générale adjointe de l'ONU aux affaires humanitaires

06/08/2012 07:12 EDT | Actualisé 06/10/2012 05:12 EDT

La secrétaire générale adjointe de l'ONU aux affaires humanitaires Valérie Amos est arrivée lundi à Kinshasa et se rendra mardi dans l'est de la République démocratique du Congo, en proie à une mutinerie depuis mai, avant de partir jeudi au Rwanda.

Valérie Amos, également coordonnatrice des secours d'urgence, se rendra mardi dans la province congolaise instable du Nord-Kivu (est), où plus de 250.000 personnes ont fui les combats opposant depuis mai l'armée à des mutins issus de l'ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).

Elle entend être "témoin de l'impact humanitaire de la crise et des efforts d'assistance" et "attirer l'attention sur la situation humanitaire qui se détériore en RDC et les conséquences sur la région", indique un communiqué du Bureau pour la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

"La protection des civils et la distribution de l'aide humanitaire sont des priorités, mais l'insécurité et la faiblesse des routes rendent difficile d'apporter l'aide aux communautés affectées", ajoute le texte.

Jeudi, Valérie Amos se rendra au Rwanda pour visiter un camp de déplacés congolais, qui ont franchi par milliers la frontière pour échapper aux affrontements des derniers mois dans le Kivu. Beaucoup d'autres se sont réfugiés en Ouganda voisin.

La secrétaire générale adjointe "s'entretiendra avec les autorités congolaises, rwandaises et les partenaires humanitaires sur les mesures pour renforcer l'aide humanitaire et la mobilisation de ressources supplémentaires, y compris financières", indique encore le communiqué.

L'Ouganda abrite à partir de mardi un sommet de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs (CIRGL) où seront discutées les modalités d'une force internationale neutre devant combattre les groupes armés dans l'est congolais, dont les mutins ex-CNDP se réclamant du Mouvement du 23 mars (M23).

Cette force devrait être déployée à la frontière entre la RDC et le Rwanda, que l'ONU, des ONG et plus récemment le président Joseph Kabila accusent de soutenir le M23 -ce que Kigali a toujours démenti.

hab/jms

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