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RDC : le responsable militaire de la région Est n'est pas inquiet pour Goma

06/08/2012 10:29 EDT | Actualisé 06/10/2012 05:12 EDT

Le général Lucien Bahuma Ambamba, responsable militaire de la région Est de la République démocratique du Congo, où se trouve Goma, que les rebelles du M-23 veulent faire tomber, a affirmé lundi à l'AFP qu'il n'était pas inquiet pour la ville et que son dispositif était "solide".

"Nous avons trois régiments, soit environ 3.000 hommes en position, nous avons mis en place des postes d'artillerie, des mortiers, des chars, deux lance-roquettes multiples", a dit le général, après une visite dans la matinée sur le terrain et une rencontre avec les responsables des forces des Nations unies.

"Nous avons un plan d'ensemble préparé avec la Monusco" (forces des Nations unies pour la stabilisation du Congo), a-t-il dit, souriant et détendu.

Les rebelles du M-23, appuyés par le Rwanda d'après l'ONU, ont annoncé récemment leur intention d'être maîtres de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu. "Nous encerclerons la ville (Goma) et nous démoraliserons les forces jusqu'à ce qu'elles s'en aillent", a déclaré fin juillet à la presse le chef des opérations des rebelles pour le secteur, le colonel Innocent Kayima. "Nous prendons la ville sans tirer", a-t-il assuré.

Selon le général Bahuma Ambamba, le départ des hélicoptères d'attaque des FARDC (armée régulière congolaise) vers Bukavu, la ville située plus au sud, n'est pas lié à une mise en sécurité mais à des nécessités d'entretien. Aucune sortie d'hélicoptères n'est encore planifiée, a-t-il ajouté.

Le général a admis que lors des précédents combats, il y a une dizaine de jours, les soldats des FARDC avaient reculé, notamment parce qu'ils n'avaient pas été nourris depuis trois jours. "Je reconnais qu'il y a eu des problèmes de nourriture mais cela a été réglé", a-t-il dit.

Les hommes sur le terrain ont selon lui un "bon moral". "Ils ont été payés ils ont été nourris", a-t-il affirmé.

Interrogé sur des rumeurs à propos du départ de Goma des familles d'officiers, le responsable militaire a accusé le M23 d'être à leur origine et de faire de la "guerre psychologique".

A propos du bilan des précédents combats, il a affirmé que des hommes étaient encore "perdus dans la forêt" et qu'ils ne réapparaissaient que maintenant. Dans le Nord, les FARDC ont perdu deux hommes et ont eu huit blessés a-t-il affirmé.

pb/sd

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