Québec solidaire lance son Plan vert pour l'économie: 166 000 nouveaux emplois

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MONTRÉAL - Pendant une campagne électorale qui n'est pourtant pas printanière, le thème du grand ménage ne cesse de revenir, y compris à Québec solidaire, où la coporte-parole Françoise David dénonce un nettoyage au «petit balai et au porte-poussière» dans les trois principaux partis, en opposition au «grand aspirateur» suggéré par sa formation.

Mme David rappelle que son parti propose de diminuer les dépenses électorales dans l'espoir de réduire l'utilisation de prête-noms; d'abaisser le plafond des dons individuels; et d'augmenter le financement de l'État aux partis politique.

Le parti souhaite également astreindre les donateurs individuels à inscrire le nom de leur employeur sur leurs contributions aux partis, explique Mme David.

«Cela éviterait de retrouver 50 ou 60 donateurs, comme par hasard, dans une même firme de génie-conseil», lance-t-elle.

«Il est clair que les Québécois ne veulent plus entendre parler de corruption et de collusion entre la classe politique et les milieux d'affaires.»

Québec solidaire s'est par ailleurs engagé lundi à investir un milliard de dollars supplémentaire par année, pendant cinq ans, pour le développement et l'électrification des transports collectifs, en instaurant notamment un lien haute vitesse électrifié entre Montréal et Québec, un modèle qu'il étendrait ensuite afin de relier les villes et les régions de la province.

Le Plan vert pour l'économie du parti prévoit également étendre le métro de Montréal et mettre en place des services de tramway électrifiés.

Québec solidaire estime que le type de transport collectif qu'il favorise permettrait la création de 166 000 nouveaux emplois, en plus de mettre fin à la dépendance au pétrole.

«Sortir le Québec du pétrole, c'est mettre fin à l'hémorragie qui fait sortir 18 milliards $ de notre économie par année. Nous faisons le choix des transports collectifs et tournons le dos aux énergies fossiles comme le pétrole de l'île d'Anticosti et les gaz de schiste», lit-on dans un communiqué diffusé lundi par le parti.

Le parti mené par Mme David et Amir Khadir assure que le Plan Vert est aux antipodes du Plan Nord, peut-être un «plan noir», car il favorise l'exploitation d'énergies sales, au dire de Québec solidaire.

«Le Plan Nord engloutit des milliards de dollars en fonds publics au service de grandes entreprises étrangères venues brader nos ressources naturelles», indique le communiqué.

Et tandis que la chef péquiste Pauline Marois a déclaré lundi qu'un gouvernement péquiste serait prêt à renoncer à l'exploitation du gisement Old Harry, dans le golfe Saint-Laurent, Mme David y va d'un «non» catégorique.

«Avec un gouvernement solidaire, il n'y aurait pas de Old Harry, pas de forage pour le pétrole, le gaz ou l'uranium», assure-t-elle.

Élu le 4 septembre, le parti suspendrait également les autres phases du chantier de La Romaine et la reconstruction de la centrale Gentilly-2, en plus d'exiger une amélioration de l'isolation et de la performance énergétique des maisons, bâtiments commerciaux et institutions.

Il imposerait un taux de redevances de 10 pour cent sur la valeur brute des minerais extraits plutôt que sur le profit minier, comme c'est le cas actuellement.

Québec solidaire s’engage également à abandonner les projets de production d’uranium, à «sortir le Québec de l’amiante» et à mettre fin à la «culture de subventions massives aux grandes entreprises privées».

Un gouvernement solidaire mettrait enfin sur pied Énergie-Québec, mandaté de concevoir une politique énergétique qui favoriserait les énergies renouvelables comme le développement éolien.

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