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Le pétrole clôture en hausse à New York, dans un marché instable

06/08/2012 03:20 EDT | Actualisé 06/10/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont terminé en hausse lundi, changeant de direction après une ouverture dans le rouge, dans un marché instable, soutenu par un contexte de tensions au Moyen-Orient et de tempêtes tropicales proches des Etats-Unis.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en septembre a progressé de 80 cents par rapport à son prix de clôture vendredi, à 92,20 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Après une ouverture en baisse, les cours du pétrole new-yorkais ont changé de direction et se sont ancrés en territoire positifs, dans le sillage des marchés financiers, toujours soutenus par les chiffres de l'emploi américains, jugés encourageants, publiés vendredi.

"Le marché revient légèrement sur sa déception après les propos la semaine dernière" du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, jugés trop attentistes par des investisseurs qui attendaient de nouvelles mesures de relance de l'économie de la part de l'institution européenne, a noté James Williams, de WTRG Economics.

"Mais en dépit de la remontée des prix aujourd'hui, (...) les courtiers continuent à regarder en direction de l'Europe" avec nervosité, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, aux Etats-Unis, outre les tempêtes tropicales Ernesto et Florence, dont les risques de perturbation des installations pétrolières dans le golfe du Mexique étaient revus à la baisse par les courtiers, "les investisseurs surveillent également un ensemble de tempêtes de plus faible ampleur" à l'approche de la Floride, "qui pourraient perturber l'approvisionnement en brut", a résumé Phil Flynn, de Prices Futures Group.

"Donc au total, le facteur météorologique compte un peu car il pourrait potentiellement perturber l'activité" pétrolière dans la grande zone de production pétrolière, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, les prix sont "remontés vigoureusement dans l'après-midi, en raison de rumeurs non confirmées d'attentat contre le président syrien (Bachar al) Assad", qui ravivaient les craintes d'une escalade de violences dans le pays, a expliqué Fawad Razaqzada, de GFT Markets.

La Syrie suscitait déjà l'attention du marché après l'annonce ce lundi de la défection du Premier ministre syrien, Riad Hijab, qui a choisi de rejoindre l'opposition - "une preuve supplémentaire que le régime d'Assad s'effondre", selon un responsable américain en Afrique du Sud, où la secrétaire d'Etat Hillary Clinton est en déplacement.

ppa/chr/are

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