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Le boxeur trifluvien Simon Kean est éliminé en quarts chez les super lourds

06/08/2012 06:36 EDT | Actualisé 06/10/2012 05:12 EDT

LONDRES - À six pieds cinq pouces et 243 livres, le boxeur trifluvien Simon Kean est un véritable colosse. Il s'est toutefois retrouvé avec un important désavantage au chapitre de la taille, lundi aux Jeux olympiques de Londres, quand il a dû affronter le Kazakh de six pieds neuf pouces et 230 livres Ivan Dychko.

Même s'il avait adopté une stratégie en conséquence, Kean n'a jamais pu venir à bout de la plus longue portée de son adversaire, si bien qu'il a subi une défaite à sens unique de 20-6 à l'issue des trois rounds disputés chez les super lourds. Il a ainsi été éliminé en quarts de finale.

S'il l'avait emporté, le boxeur de 23 ans se serait qualifié pour les demi-finales qui auront lieu vendredi. Il se serait du même coup assuré de décrocher au moins une médaille de bronze. Puisqu'on ne dispute qu'une finale dans chaque catégorie de poids, celle pour l'or et l'argent, des médailles de bronze seront attribuées aux deux perdants dans chaque demi-finale.

«Je suis déçu, je pensais gagner», a lancé Kean après le combat, au cours duquel il a subi un compte de huit en fin de premier round et s'est retrouvé avec un déficit aux points de 5-2 après une reprise, puis de 13-4 après deux.

«C'est la première fois que j'affronte un gars vraiment plus grand que moi, je ne suis pas habitué. J'aurais dû travailler davantage dans les corps à corps, m'accrocher plus. Je ne réagissais pas assez vite entre le moment où je me mettais proche de lui et qu'il réussissait à m'agripper. Mais je me sentais dans le coup quand même.»

Kean s'est quand même dit fier de ses Jeux, lui qui a remporté son premier combat pour se rendre jusqu'en quarts et n'a jamais abandonné contre Dychko.

«Je me suis défoncé en masse, j'ai donné ce que je pouvais. Il y a tout le temps place à amélioration... Mais je suis déçu un peu, je voulais une médaille, câlique, a lancé Kean avec un léger trémolo dans la voix. Reste qu'il y a des fois où j'entrais dans le ring et que je me laissais envahir par le stress, et ici j'ai réussi à vaincre ça. C'est un gros pas pour moi.»

Même si les observateurs sont d'avis que Kean pourrait avoir une belle carrière chez les professionnels, le Trifluvien restera encore chez les amateurs quelque temps.

«C'était la première fois ici que je me mesurais à des gars de niveau international, qui ont fait des championnats du monde, a noté celui qui compte disputer encore un ou deux championnats du monde. J'ai encore besoin de prendre de l'expérience. Ce sont des combats comme ça que ça me prend.

«Chez les pros, tu n'as plus le droit de perdre, alors tu fais des combats sans risque longtemps. Il y a beaucoup de jeunes, au Québec, qui ont commencé comme ça puis après, quand ils affrontent un gars d'expérience, paf! Ils se font battre. Mais à ce moment-là, tu ne peux plus revenir en arrière pour prendre de l'expérience chez les amateurs. Les gens se fient beaucoup à ta fiche, mais une fois que tu déboules les escaliers, il faut que tu les remontes un par un.»

La finale chez les super poids lourds sera disputée dimanche, dernier jour des JO.

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