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La Chine salue l'accord sur le pétrole entre le Soudan et le Soudan du Sud

06/08/2012 07:23 EDT | Actualisé 06/10/2012 05:12 EDT

La Chine, principal acheteur, a salué lundi l'accord sur le pétrole conclu entre le Soudan et le Soudan du Sud et a exhorté les deux pays à trouver "le courage politique" de régler les autres différends qui les ont conduits au bord de la guerre.

"Nous saluons cet accord trouvé entre le Soudan et le Soudan du Sud sur le partage des revenus du pétrole", a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Qin Gang.

L'accord conclu à Addis Abeba (Ethiopie) prévoit que Juba paie à Khartoum 9,48 dollars par baril de pétrole exporté via le Soudan au cours des trois ans et demi à venir, une baisse significative par rapport au 36 dollars par baril initialement réclamé par Khartoum.

"La Chine appelle les Soudans à faire preuve de plus de courage politique, coopérer avec les efforts de la médiation internationale, maintenir l'ambiance et la dynamique favorables aux négociations et à résoudre les différends restants", a-t-il indiqué.

M. Qin a également fait l'éloge du rôle de l'Union Africaine et a exhorté Juba à reprendre la production de pétrole dès que possible.

La Chine est le plus important acheteur de brut du Soudan du Sud et entretient des relations de longue date avec Karthoum. Elle achète aussi du pétrole au nord.

Le Sud a en plus accepté de payer une somme forfaitaire de quelque trois milliards de dollars au Soudan, pour compenser ses pertes de revenu depuis la partition.

Depuis que le début du conflit entre les deux Soudans, la Chine a voulu rester neutre.

En avril, lors d'une visite à Pékin du président sud-soudanais Salva Kiir, la Chine a accordé un prêt de 8 milliards de dollars au pays pour développer ses infrastructures.

Le Soudan du Sud, qui a récupéré les trois quarts des réserves de brut du Soudan d'avant la partition mais dépend des oléoducs du Nord pour l'exporter, a fermé ses robinets, furieux que Khartoum prélève une partie de son pétrole faute d'accord sur les redevances de passage.

Cet arrêt de la production a privé le jeune Etat de 98% de ses ressources et entraîné une forte poussée de l'inflation, tout en aggravant la situation économique déjà difficile de son voisin.

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