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JO-2012 - Kenny est sorti de l'ombre de Hoy

06/08/2012 01:33 EDT | Actualisé 06/10/2012 05:12 EDT

Longtemps dans l'ombre de l'Ecossais volant, Chris Hoy, Jason Kenny a pris son envol à son tour pour conquérir deux titres olympiques en vitesse aux JO de Londres, par équipes jeudi dernier et surtout en individuel lundi.

A 24 ans, le blond Anglais de Bolton, de naturel discret, manque encore du charisme de son aîné (36 ans), anobli par la reine après ses exploits des JO de Pékin (trois titres) et porte-drapeau de la délégation britannique à Londres.

En Chine, Kenny s'était lui aussi distingué en prenant le dessus sur tous ses adversaires, au poste de relayeur de la vitesse par équipes, dorée sur tranches, entre Jamie Staff et Chris Hoy. Il avait ensuite décroché la médaille d'argent de la vitesse. Sans pouvoir inquiéter en finale l'inévitable Hoy.

"Le battre était vraiment très ardu. C'était probablement le match le plus difficile que j'ai disputé", dit ce pur produit du système britannique.

L'ancien champion du monde juniors de vitesse (et de keirin en 2006), qui a intégré à l'adolescence l'Académie des jeunes talents du cyclisme britannique, a su ensuite dépasser le maître. Malgré un gabarit moyen (1,77 m pour 80 kg) qui tranche face à des adversaires souvent plus athlétiques.

Depuis 2011, Kenny a pris régulièrement le dessus sur Hoy, qu'il a dominé en demi-finale des derniers Mondiaux en deux manches sèches. Au moment de décider du seul représentant du Royaume-Uni à Londres, Dave Brailsford et les entraîneurs ont tranché logiquement en sa faveur le 19 juillet dernier.

"Je n'étais pas du tout certain d'être retenu", s'était presque excusé Kenny en se retranchant derrière le choix des sélectionneurs.

Hoy s'était incliné sportivement: "Ils ont choisi le meilleur sprinter." Et l'Ecossais avait prévenu: "Je ne veux pas lui porter la poisse ou parler trop vite, mais le reste du monde ferait mieux de regarder comme il va exceptionnellement bien."

Pour son malheur, le Français Grégory Baugé l'a expérimenté à ses dépens.

jm/el

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