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JO-2012 - Aliya Mustafina touche enfin l'or qui lui était promis

06/08/2012 02:01 EDT | Actualisé 06/10/2012 05:12 EDT

Suprême au barres asymétriques, la Russe Aliya Mustafina a rappelé son illustre aînée Svletana Korkhina lundi aux Jeux de Londres, où le Brésilien Arthur Zanetti et le Sud-Coréen Yang Hak-seon ont écrit l'histoire de la gymnastique de leur pays avec un premier titre olympique.

Mustafina a touché enfin la gloire qui lui était promise depuis son éblouissant et gracieux festival aux Championnats du monde de Rotterdam en 2010, elle qui, victime d'une blessure au genou gauche six mois plus tard, avait beaucoup pleuré de ne pouvoir défendre ses titres l'année suivante.

Avec les Jeux, la jeune Russe de 17 ans a repris son envol: d'abord avec l'argent par équipe, puis le bronze au concours général, et enfin l'or aux barres. Et pourrait finir sur un autre podium avec la finale du sol mardi.

"Il y a six mois, je n'aurais absolument pas pensé à cela. J'étais à des lieux de mon niveau. Parfois, j'ai été tentée de renoncer, mais j'ai vite chassé ces pensées", a estimé Mustafina. "En prenant cette médaille de bronze au général, j'ai pris conscience que je pouvais surmonter ma blessure et faire mieux".

Nouvelle reine de la voltige, la Russe marche ainsi dans les pas de la grande Korkhina, la double championne olympique des barres (1996 et 2000). "Je suis très contente de poursuivre la tradition russe", a souligné Mustafina.

Avec un mouvement soigné jusqu'à la pointe des pieds (16,133 pts), elle a éclipsé les deux grandes prétendantes la Chinoise He Kexin, la championne olympique de Pékin qui a pris l'argent et la Britannique Elisabeth Tweddle, championne du monde 2006 et 2010, en bronze.

"Je suis sur une autre planète. C'était la médaille qu'il me manquait dans ma collection, et peu m'importait la couleur. Je pensais juste: "s'il vous plaît, pas encore quatrième !", a raconté la star britannique, qui devrait prendre sa retraite, à 27 ans.

Jamais le Brésil n'avait vu la couleur d'une médaille en gymnastique artistique avant le sacre d'Arthur Zanetti, lundi, aux anneaux. Après les promesses entrevues avec sa médaille d'argent aux derniers Mondiaux, le jeune Brésilien s'est offert le luxe de supplanter le grand seigneur de la discipline Chen Yibing, le Chinois champion olympique 2008 et quadruple champion du monde de la spécialité lors de son ultime compétition.

"J'espère que cette médaille va ouvrir beaucoup de portes à tous les gymnastes du Brésil", a estimé Zanetti. Le tout frais champion olympique compte bien remettre cela dans quatre ans: "J'espère qu'aux Jeux de Rio nous pourrons avoir une équipe complète, afin de pouvoir défendre ce titre et se battre pour d'autres à la maison".

La Corée du Sud n'avait jamais eu, elle, de champion olympique de gymnastique, jusqu'au jour de gloire de Yang Hak-seon au saut de cheval.

A 19 ans, le petit extra-terrestre a doublé l'or mondial avec le titre suprême, grâce à sa signature: une lune salto avant tendu avec triple vrille, un saut labellisé à son nom depuis qu'il l'a réalisé à Tokyo en octobre. Avec cette trouvaille, le saut jugé le plus difficile actuellement, le Sud-Coréen est tout simplement intouchable, quand il le passe comme ce fut le cas lundi.

stp/jmt

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