Le président Obama estime qu'un « examen de conscience » est nécessaire après la fusillade du Wisconsin

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Le président américain Barack Obama a estimé lundi qu'un "examen de conscience" était nécessaire sur la manière de réduire la violence dans le pays après la tuerie dimanche dans le Wisconsin, précédée en juillet par une autre fusillade dans le Colorado.

Les Américains devraient prendre "du recul" s'il s'avérait que le tueur du Wisconsin (nord) était motivé par la haine raciale, a indiqué le président aux journalistes dans le Bureau Ovale.

M. Obama a déclaré avoir "le coeur brisé" après la fusillade dimanche dans un temple sikh d'Oak Creek, dans la banlieue de Milwaukee, qui a fait sept morts dont son auteur présumé. Toutes les victimes étaient des hommes, âgés de 39 à 84 ans, ont précisé les autorités.

"Ces événements terribles et tragiques arrivent trop fréquemment" pour ne pas entreprendre un "examen de conscience" qui permettrait de trouver "d'autres moyens pour réduire la violence", a-t-il ajouté.

Le président s'exprimait au lendemain d'une fusillade dont l'auteur présumé serait un ancien soldat, Wade Michael Page, lié à des groupuscules prônant la suprématie de la race blanche. Celui-ci vivait à proximité du temple.

"Nous étudions ses liens avec les groupes prônant la suprématie de la race blanche", a déclaré l'agent Teresa Carlson, qui dirige le bureau du FBI à Milwaukee.

Ce massacre intervient 15 jours à peine après une fusillade survenue lors de la première du film Batman dans un cinéma d'Aurora, dans le Colorado (ouest), au cours de laquelle James Holmes, 24 ans, avait tué 12 personnes.

Plus tôt, la Maison Blanche avait qualifié "d'horrible" la fusillade meurtrière dans le Wisconsin mais estimé que ce massacre n'allait pas pousser l'administration américaine à prendre de nouvelles mesures pour le contrôle des armes.

Le porte-parole de Barack Obama, Jay Carney, avait rappelé que la position du président en la matière restait de s'assurer que ceux qui ne sont pas autorisés à porter des armes ne puissent pas s'en procurer, tout en garantissant aux autres Américains le droit inscrit dans le deuxième amendement de la constitution à posséder des armes.

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