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Fusillade de Tucson: la prison à vie serait prévue pour le suspect

06/08/2012 10:16 EDT | Actualisé 06/10/2012 05:12 EDT

PHOENIX, États-Unis - Le juge supervisant l'affaire de la fusillade mortelle survenue à Tucson, en Arizona, a annoncé lundi des audiences d'évaluation psychiatrique et de modification de plaidoyer pour l'accusé Jared Lee Loughner.

L'agenda du juge de district Larry A. Burns confirme qu'une entente de culpabilité a été obtenue dans l'affaire de la fusillade qui a fait six morts et 13 blessés, dont l'ancienne représentante Gabrielle Giffords.

Avant que Loughner ne puisse déposer son témoignage, le juge Burns doit toutefois constater s'il est mentalement apte et comprend ce qui se déroule. L'audience pour ce faire est prévue mardi à Tucson.

L'accusé a passé plus d'un an dans un hôpital fédéral du Missouri, où il a été traité pour des problèmes mentaux.

L'homme a plaidé non coupable aux 49 accusations découlant de la fusillade survenue le 8 janvier 2011 à l'extérieur d'un supermarché de Tucson, où Mme Giffords organisait une rencontre avec ses électeurs.

Le juge Burns a estimé que Loughner n'était pas psychologiquement apte à subir un procès, mais a affirmé qu'il serait en mesure de l'être après son traitement. Des experts ont conclu que le tireur présumé souffrait de schizophrénie.

Une personne au fait du dossier a déclaré samedi à l'Associated Press qu'un psychiatre nommé par la cour devrait témoigner du fait que Loughner est apte à présenter un plaidoyer.

Selon cette source, l'entente de culpabilité verrait Loughner recevoir une peine d'emprisonnement à vie, éliminant de fait le recours à la peine de mort.

La procureure du comté de Pima, dans le sud de l'Arizona, a déclaré l'an dernier qu'elle pourrait déposer des accusations au niveau de l'État, accusations qui pourraient entraîner la peine de mort.

L'affaire a été suspendue au niveau de l'État en attendant la fin des procédures fédérales, et la procureure du comté Barbara LaWall n'était pas disponible pour commenter lundi. Sa porte-parole, Isabel Burruel-Smutzer, a refusé de commenter, affirmant que le bureau de la procureure n'avait pas actuellement déposé d'accusations contre le suspect.

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