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Des proches de Libanais enlevés en Syrie bloquent la route de l'aéroport de Beyrouth

06/08/2012 04:26 EDT | Actualisé 06/10/2012 05:12 EDT

Des proches de Libanais chiites enlevés en mai en Syrie ont bloqué lundi soir la route de l'aéroport international de Beyrouth, empêchant les véhicules de passer dont des bus de l'ONU, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Des dizaines de personnes dont des femmes se sont placées en travers de la route et l'ont bloquée avec des voitures et des motos. Elles appellent à la libération des onze pèlerins enlevés le 22 mai dans le nord de la Syrie et dont on est sans nouvelles.

Cinq bus avec l'emblême de l'ONU, qui transportaient des membres de la force de paix déployée au Liban sud et sortaient de l'aéroport, ont été attaqués par les protestataires qui les ont stoppés en frappant sur les vitres.

L'armée libanaise, déployée à l'entrée de l'aéroport, est intervenue en ouvrant le chemin aux véhicules pour qu'ils reviennent vers l'aéroport.

En fin de soirée, des dizaines de voyageurs ont été vus traînant leurs valises et traversant à pied dans les deux sens la route.

Un religieux, parlant au nom des manifestants, cheikh Abbas Zgheib, a déclaré à une télévision locale libanaise, que "le mouvement de protestations visant à couper la route a commencé". Il a critiqué l'Etat qui selon lui "manque de sérieux" dans l'affaire des pèlerins enlevés.

Les onze hommes font partie d'un groupe de pèlerins de retour d'Iran via la Syrie. Les femmes et les personnes âgées avaient été relâchées.

L'Armée syrienne libre (ASL, déserteurs) a démenti toute implication dans l'affaire, mais un groupe jusqu'alors inconnu, les "Révolutionnaires de Syrie-Province d'Alep", a affirmé dans un communiqué à la chaîne de télévision Al-Jazeera fin mai détenir les pèlerins.

rd/tp/sb

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