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Des créanciers de Yellow Média s'opposent à son plan de restructuration

06/08/2012 02:35 EDT | Actualisé 06/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Un juge québécois a reporté à plus tard, lundi, sa décision relativement à la démarche faite par sept banques créancières afin de contrer le projet de restructuration de Yellow Média (TSX:YLO) visant à réduire sa dette de 1,8 milliard $.

Le juge Robert Mongeon, de la Cour supérieure du Québec, a rejeté les arguments de l'éditeur montréalais d'annuaires téléphoniques selon lesquels il n'a pas le pouvoir d'amender sa décision initiale, rendue le 23 juillet.

M. Mongeon a également décidé de reporter sa décision sur la requête des banques jusqu'à la tenue d'une audience, le 10 septembre, selon des avocats de McMillan, société qui conseille les banques, auxquelles Yellow Média doit 369 millions $ en plus des intérêts, en date du 28 septembre dernier.

Menés par la Banque Scotia (TSX:BNS), les créanciers sont les six grandes banques du Canada — la Banque de Montréal (TSX:BMO), la Banque CIBC (TSX:CM), la Banque Nationale (TSX:NA), la Banque Royale (TSX:RY) et la Banque TD (TSX:TD) — en plus de la Caisse Centrale Desjardins.

En vertu du plan de Yellow Média, la banques recevraient des actions, des obligations et une somme en espèces en échange de la dette.

Les banques souhaitent que le juge Mongeon révoque ou à tout le moins suspende son ordonnance provisoire dans l'attente de l'audience. Elles veulent également que la cour déclare que l'accord de crédit conclu avec Yellow Média ne constitue pas une «valeur» selon la Loi canadienne sur les sociétés par actions.

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