Au moins 150 personnes ont manifesté lundi devant la résidence de la sénatrice et membre du Comité sénatorial permanent des pêches et des océans, Rose-May Poirier, à Saint-Louis-de-Kent, au Nouveau-Brunswick.

Les pêcheurs, qui craignent que les homards en provenance de l'État américain du Maine fassent baisser les prix, considèrent que la sénatrice n'en fait pas assez pour faire avancer leur cause.

Mme Poirier dit ne pas avoir l'autorité requise pour donner des directives aux ministres provinciaux et fédéraux, mais assure qu'elle les tient informés du problème.

Depuis jeudi dernier, les pêcheurs manifestent pour obtenir la garantie d'obtenir 4 $ la livre pour leur homard. Des responsables de l'industrie et du gouvernement du Nouveau-Brunswick se sont entendus sur un prix d'achat minimum de 2,50 $ la livre pour le homard transformé et de 3 $ la livre pour le homard vivant.

Les manifestations ont tout de même repris dimanche. Plusieurs pêcheurs demeuraient mécontents, arguant qu'avec ces prix, ils n'atteignent pas le seuil de rentabilité.

La semaine dernière, des manifestations ont eu lieu devant des usines de transformation à Cap-Pelé et Shédiac. Des pêcheurs ont également empêché le déchargement d'au moins une cargaison de homards américains vers une usine.

Le prix du homard dépend de plusieurs facteurs sur lesquels le gouvernement a peu d'influence, a fait valoir Michael Olscamp, ministre néo-brunswickois des Pêches. Il prévoit rencontrer de nouveau l'Union des pêcheurs des Maritimes mardi, mais avait déclaré dimanche que les pêcheurs nuisaient à leur cause en maintenant leurs moyens de pression.

La saison de la pêche au homard doit s'ouvrir cette semaine dans certains endroits de la côte néo-brunswickoise.