SAINTE-MARIE, Qc - Le chef libéral Jean Charest a continué de courtiser les familles, lundi, en leur promettant un chèque pour couvrir les dépenses de la rentrée scolaire.

M. Charest a annoncé que les parents recevront 100 $ par enfant pour l'achat d'effets scolaires, une mesure dont le coût total annuel est estimé à 45 millions $. Les parents recevraient cette allocation au mois d'août avant chaque rentrée scolaire.

Ce montant non imposable ne serait accessible qu'aux parents ayant un enfant qui fréquente le réseau primaire public, a déclaré M. Charest lors d'une conférence de presse dans une entreprise de transport scolaire.

«On fait ça parce qu'on croit beaucoup au système d'éducation, on le fait pour l'éducation, on le fait pour l'économie et on le fait pour le Québec», a-t-il dit.

Selon M. Charest, les coûts d'achat de matériel scolaire varient de 100 $ à 200 $ par enfant et les parents de 450 000 écoliers bénéficieront de l'allocation promise.

En annonçant ainsi une distribution de chèques, les libéraux reprennent une pratique des conservateurs fédéraux de Stephen Harper, qui avaient fait l'objet de critiques en privilégiant ce type de versement aux crédits d'impôt, jugés plus efficaces.

Le président de la Fédération des comités de parents Claude Rioux s'est dit d'ailleurs dit «perplexe» de constater qu'aucune modulation de l'allocation n'est prévue en fonction du revenu des parents.

Selon M. Rioux, les parents dont les revenus sont moins élevés devraient recevoir un soutien financier plus important.

«Une famille avec des revenus élevés a les moyens d'acheter des fournitures scolaires, alors que c'est une préoccupation majeure pour les familles à faible revenu», a-t-il dit lors d'une entrevue téléphonique.

M. Rioux s'est aussi inquiété des risques que cette allocation incite les écoles à hausser la facture des effets scolaires en ajoutant des frais supplémentaires, comme des romans qui seront lus en classe ou des calculatrices.

Questionné au sujet du recours aux allocations ciblant une clientèle précise, M. Charest n'a pas voulu dire s'il a l'intention multiplier les mesures de ce genre, dont l'impact auprès des électeurs est plus fort qu'un crédit d'impôt.

Les conservateurs fédéraux ont utilisé abondamment ces incitatifs pour cibler des clientèles électorales, notamment la prestation universelle pour garde d'enfant, qui prenait la forme d'un chèque de 1200 $ pour chaque enfant de moins de six ans.

L'Action démocratique du Québec (ADQ), maintenant fusionnée à la Coalition avenir Québec (CAQ), avait aussi fait une proposition semblable, en promettant une allocation de 100 $ par semaine pour chaque enfant qui ne bénéficiait pas d'une place en service de garde subventionné.

Le chef libéral a d'ailleurs profité du passage de sa caravane en Beauce, une région fertile pour les adéquistes, pour énoncer son engagement concernant l'allocation pour effets scolaires.

Par ailleurs, M. Charest a aussi promis lundi de doubler le budget consacré à l'aide aux devoirs, qui passera de 20 millions $ à 40 millions $.

Dimanche, M. Charest avait aussi ciblé les familles avec l'annonce d'un nouveau programme pour développer les services de garde en entreprise.

La caravane libérale a fait campagne dans les circonscriptions de Beauce-Nord et Beauce-Sud, lundi, avant de compléter son parcours dans celle de Mégantic, en Estrie.

Dans Beauce-Nord, les libéraux présentent le candidat Jack Roy, ancien attaché politique, qui tentera de ravir la circonscription à la CAQ. Janvier Grondin, qui ne se représente pas, a été élu pour la première fois en 2003 sous la bannière de l'ADQ. La CAQ est désormais représentée par André Spénard, un ancien directeur général d'entreprises.

En 2008, M. Grondin avait remporté Beauce-Nord avec une majorité de 3021 voix sur son opposant libéral.

Dans Beauce-Sud, le ministre de la Sécurité publique Robert Dutil est candidat. En 2008, il avait obtenu une modeste majorité de 570 voix sur son adversaire adéquiste.

Les libéraux présentent un nouveau candidat dans Mégantic, Ghislain Bolduc, dans cette circonscription aux contours redessinés par la nouvelle carte électorale. Johanne Gonthier, la députée libérale de Mégantic-Compton, l'ancienne circonscription, a choisi de ne pas solliciter un nouveau mandat.

Par ailleurs, s'il se montre satisfait de son bilan de lutte à la corruption, pour lequel il s'est attribué la note de 8 sur 10, M. Charest a néanmoins laissé la porte ouverte à l'annonce de nouvelles mesures lors de la présente campagne.

«Laissez-nous donc l'occasion de nous prononcer, a-t-il dit. On aura l'occasion de se prononcer sur ces choses là.»

Alors qu'un sondage publié lundi indique qu'une forte majorité de répondants considère que les libéraux sont corrompus, M. Charest a refusé de commenter ce résultat, minimisant plutôt la crédibilité des enquêtes d'opinion.

«S'il y a une chose que j'ai apprise, c'est à me méfier des sondages et à faire très attention, a-t-il dit. Parce qu'un sondage peut raconter une partie de l'histoire mais il ne raconte jamais toute l'histoire.»

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  • Jean Charest - Parti libéral du Québec

    Né à Sherbrooke le 24 juin 1958 Marié, père de trois enfants Formation en droit. Admis au Barreau du Québec en 1981. Avant d'entrer en politique: pratique le droit à Sherbrooke Entrée en politique: en 1984, candidat pour le Parti progressiste-conservateur du Canada dans Sherbrooke. Élu député fédéral lors des élections générales à l'âge de 26 ans. <strong>Carrière politique: </strong> Au fédéral, il est nommé ministre d'État à la Jeunesse en 1986 à l'âge de 28 ans. Devient le plus jeune membre d'un cabinet fédéral. Il est ensuite ministre d'État à la Condition physique et au Sport amateur, leader adjoint du gouvernement, président du Comité parlementaire spécial pour le projet de résolution d'accompagnement à l'Accord du lac Meech, ministre de l'Environnement, ministre de l'Industrie et des Sciences, vice-premier ministre, candidat au leadership du Parti progressiste-conservateur du Canada en 1993, chef du Parti progressiste-conservateur, vice-président du Comité national des Québécois pour le Non pendant la campagne référendaire au Québec en 1995. Au plan provincial: il devient chef du Parti libéral du Québec en avril 1998 et chef de l'opposition officielle en décembre de la même année, il est assermenté comme premier ministre du Québec le 29 avril 2003, de nouveau le 18 avril 2007 et le 18 décembre 2008.

  • Pauline Marois - Parti québécois

    Née à Québec le 29 mars 1949 Mariée et mère de quatre enfants <strong>Formation</strong>: baccalauréat en service social, Université Laval et maîtrise en administration des affaires (MBA) aux HEC, Université de Montréal Avant d'entrer en politique: consultante budgétaire, responsable du service animation, coordonnatrice du cours en assistance sociale, directrice générale d'un CLSC, attachée de presse, consultante, directrice de cabinet, professeur à l'Université du Québec à Hull <strong>Carrière politique</strong>: députée de La Peltrie de 1981 à 1985, puis députée de Taillon de 1989 à 2006, puis députée de Charlevoix depuis 2007. Elle a été ministre d'État à la Condition féminine, de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, présidente du Conseil du trésor, ministre des Finances et ministre du Revenu, ministre responsable de la Famille, ministre de l'Éducation, ministre de la Famille et de l'Enfance, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux, ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie, ministre d'État à l'Économie et aux Finances, ministre de l'Industrie et du Commerce, vice-première ministre.

  • François Legault - Coalition avenir Québec

    Né à Sainte-Anne-de-Bellevue le 26 mai 1957 Marié, père de deux enfants <strong>Formation</strong>: baccalauréat en administration des affaires (comptabilité publique), MBA en finances des HECAvant la politique: directeur du marketing chez Québécair, cofondateur d'Air Transat en 1986, en devient le pdg jusqu'en 1997. Administrateur de sociétés comme Provigo, Culinar, Sico. Fellow de l'Ordre des comptables agréés du Québec. <strong>En politique</strong>: élu député péquiste de Rousseau en novembre 1998. Réélu en 2003, 2007 et 2008. Ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, ministre d'État à l'Éducation et aux Jeunes, ministre de l'Éducation, ministre d'État à l'Éducation et l'Emploi, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux. En 2011, il fonde un nouveau parti, la Coalition avenir Québec.

  • Françoise David - Québec solidaire

    Née à Montréal en 1948 <strong>Formation</strong>: baccalauréat en service social (organisation communautaire) de l'Université de MontréalAvant la politique: travaille en service social dans le quartier centre-sud de Montréal, coordonnatrice du Regroupement des centres de femmes, présidente de la Fédération des femmes du Québec. Elle organise notamment la Marche des femmes contre la pauvreté «Du pain et des roses» et la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence en 2000. <strong>En politique</strong>: porte-parole du mouvement Option citoyenne, puis porte-parole de Québec solidaire lors de sa création en 2006. Candidate pour Québec solidaire en 2007 et 2008 dans Gouin où elle termine deuxième.

  • Amir Khadir - Québec solidaire

    Né le 12 juin 1961 à Téhéran, en Iran. Immigre au Québec à l'âge de 10 ans. Marié et père de trois filles. <strong>Formation</strong>: baccalauréat en physique Université de Montréal, maîtrise en physique Université McGill, doctorat en médecine Université Laval, spécialité en microbiologie-infectiologie Université de MontréalCarrière avant la politique: médecin microbiologiste-infectiologue au Centre hospitalier Pierre-Le-Gardeur à Lachenaie. A fait partie de la Coalition des médecins pour la justice sociale, a fait des missions pour Médecins du monde en Irak, en Afghanistan et en Palestine. A présidé le conseil d'administration du SUCO. <strong>Carrière politique</strong>: candidat du Bloc québécois dans Outremont en 2000, candidat de l'Union des forces progressistes dans Mercier en 2003, premier député élu de Québec solidaire dans Mercier en 2008

  • Jean-Martin Aussant - Option nationale

    Né à Sorel-Tracy le 1er juin 1970 <strong>Formation</strong>: baccalauréat en administration des affaires et études en actuariat, Université Laval; maîtrise en sciences économiques, Université de Montréal; études au doctorat en analyse économique, Université Autonoma de Barcelone, Espagne. Avant d'entrer en politique: agent de recherche au CIRANO, vice-président Morgan Stanley Capital International, gestionnaire de portefeuille principal, Investissements PSP. <strong>Carrière politique</strong>: élu député de Nicolet-Yamaska aux élections générales du 8 décembre 2008 sous la bannière du Parti québécois. Porte-parole de l'opposition officielle pour les dossiers de développement économique, institutions financières, commerce international. Il quitte le Parti québécois en juin 2011, siège comme indépendant, puis annonce la création d'Option nationale.

  • Répartition des 125 sièges à la dissolution de l'Assemblée nationale

    Parti libéral du Québec (forme le gouvernement): 64 députés Parti québécois (forme l'opposition officielle): 47 députés Coalition avenir Québec: 9 députés Option nationale: 1 député Québec solidaire: 1 député Indépendants: 2 députés Circonscriptions vacantes: 1 (Bourassa-Sauvé) <strong>Résultats du scrutin du 8 décembre 2008</strong> Parti libéral du Québec: 1 366 046 votes (42,08 %) Parti québécois: 1 141 751 votes (35,17 %) Action démocratique/Équipe Mario Dumont: 531 358 votes (16,37 %) Québec solidaire: 122 618 votes (3,78 %) Taux de participation: 57,43 % ou 3 295 914 votes Bulletins valides: 3 246 333 ou 98,5 %


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  • Pauline Marois et sa candidate Djemila Benhabib, victime de racisme de la part du maire de Saguenay Jean Tremblay

  • Jean Charest présente des engagements envers les jeunes

  • Jean Charest à la rencontre de futurs électeurs

  • Jean Charest pendant le congrès des Jeunes libéraux

  • Pauline Marois prend une petite fille dans ses bras

  • Pauline Marois a fait allusion au poids du candidat caquiste Gaétan Barrette

  • François Legault prononce un discours

  • François Legault visite une entreprise de tomates biologiques

  • Jean Charest présente ses engagements pour les enfants fréquentant l'école primaire

  • Jean Charest visite un établissement industriel

  • François Legault dans une épicerie

  • François Legault répond aux questions des journalistes

  • Pauline Marois, bébé dans les bras

  • Pauline Marois promet l'intégrité dans son équipe à la suite d'un discours

  • Manon Massé, la députée de Québec solidaire qui fait bien jaser

  • Jacques Duchesneau est présenté comme nouveau candidat

  • Legault tout sourire: Jacques Duchesneau serait candidat pour la CAQ.

  • Gaétan Bolduc... heu, Barrette.

  • Jean Charest et son candidat Alain Paquet

  • Jean Charest auprès de futurs électeurs

  • Jean Charest à Saint-Hyacinthe

  • Pauline Marois prononce un discours

  • Pauline Marois se rend au marché Atwater

  • ...et prend le métro avec Léo.

  • Le député indépendantiste Pierre Curzi prête main-forte à Jean-Martin Aussant

  • Le chef d'Option nationale auprès de ses partisans

  • Léo Bureau-Blouin et Pauline Marois annoncent les promesses du PQ en matière d'éducation

  • Jean Charest en entrevue à Radio X, à Québec

  • François Legault avec la candidate Sylvie Roy et Maude Cohen

  • François Legault avec la candidate Sylvie Roy et Maude Cohen

  • Amir Khadir et François David le jour du déclenchement des élections

  • Jean Charest annonce le déclenchement des élections