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Van Koeverden savoure ses troisièmes Jeux olympiques, a hâte aux compétitions

05/08/2012 10:38 EDT | Actualisé 05/10/2012 05:12 EDT

LONDRES - Adam van Koeverden a presque tout accompli aux Jeux olympiques. Il a remporté l'or, l'argent et le bronze, en plus d'être le porte-drapeau canadien lors des cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux olympiques.

Mais le vétéran kayakiste d'Oakville, en Ontario, était toujours aussi gonflé à bloc lorsqu'il a appris qu'il participerait à ses troisièmes Jeux olympiques.

«Ne serait-ce qu'à cause de la présence des anneaux un peu partout. Et de porter ton accréditation... On dirait que c'est vraiment gros, et ça l'est», a-t-il dit.

«Quand nous allons à la Coupe du monde, parfois dans des endroits très éloignés comme Racice, en République tchèque, personne n'a entendu parler de cet endroit et personne ne vient assister aux compétitions parce que c'est au milieu de nulle part. C'est à ça que ressemble notre discipline. En conséquence, de venir ici, où on s'attend à avoir 30 000 spectateurs dans les gradins... c'est assez 'cool'.»

Les installations pour le sprint en canoë-kayak étant utilisées pour les compétitions d'aviron au cours de la première semaine des JO, van Koeverden et ses coéquipiers de l'équipe canadienne ont donc décidé d'entreprendre leur dernier camp d'entraînement en France. Ils ont ensuite déménagé dans un village des athlètes secondaire, situé près du complexe d'Eton Dorney, à l'extérieur de Windsor.

À 30 ans, van Koeverden ne fait toujours pas partie de la vieille garde. Même si certains de ses coéquipiers — Jason McCoombs, de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, a notamment 19 ans — lui rappellent qu'il n'est plus une jeunesse.

Van Koeverden se rappelle de ses premiers coups de pagaie en compagnie de Steve Giles, Larry Cain et Caroline Brunet.

Il avait 19 ans et avait participé à son premier Mondial de canoë-kayak en 2001, tâchant d'apprendre le plus possible de ses aînés.

«Tout passe par ce que tu fais, tes gestes. Tu prêches par l'exemple et tu te conduis de la façon dont tu aimerais que tes coéquipiers se comportent, et ils suivent habituellement l'exemple. Je crois que c'est ce que j'ai fait.»

Depuis ce temps, il a admis qu'il avait modéré son tempérament et beaucoup pris en maturité. Le K-500 étant désormais remplacé par le K-200, van Koeverden a opté pour participer uniquement au K-1000. Il a remporté cette compétition l'an dernier aux Championnats mondiaux.

«Je ne pense même plus au 500 maintenant», a reconnu van Koeverden, qui entreprendra son troisième parcours olympique lundi.

Interrogé à savoir s'il allait tenter de prendre part à ses quatrièmes olympiades dans quatre ans, van Koeverden a parlé de «facteurs intérieurs» et de «facteurs extérieurs».

Les facteurs intérieurs sont relatifs à la discipline. Les facteurs extérieurs sont ceux qui sont étrangers au sport, comme une relation amoureuse qui complique les choses lorsqu'on doit être à l'extérieur aussi souvent pendant un an.

«Ces choses existent et lorsqu'elles pencheront davantage sur un côté, alors je prendrai une décision. Mais pour l'instant je suis comblé dans cette portion de ma vie.»

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