NOUVELLES

Simon Whitfield se porte à la défense de sa coéquipière Paula Findlay à Londres

05/08/2012 05:30 EDT | Actualisé 05/10/2012 05:12 EDT

LONDRES - Simon Whitfield s'est porté à la défense de sa coéquipière Paula Findlay aux Jeux olympiques de Londres.

Whitfield a critiqué la gestion de la blessure à une hanche de Findlay à l'approche du triathlon féminin de samedi.

Findlay a bouclé l'épreuve en 52e place, en larmes et s'excusant auprès de tous ses compatriotes canadiens pour sa performance.

Findlay était la favorite pour remporter l'or jusqu'à ce qu'elle ne subisse une blessure à une hanche il y a un an.

Whitfield a déclaré que le personnel entourant Findlay devrait être tenu responsable pour la mauvaise gestion de la blessure.

Il a ajouté que ces gens ne devraient pas être congédiés, mais qu'ils devraient porter une partie du blâme sur leurs épaules pour le programme d'entraînement inadéquat de Findlay.

«Elle n'est pas un jouet qu'on doit crinquer pour qu'il fonctionne», a-t-il dit avant la séance d'entraînement en natation dimanche.

Le participant à quatre Jeux olympiques et médaillé d'or et d'argent durant sa carrière a pointé du doigt l'entraîneur de Findlay Patrick Kelly, la conseillère haute performance du programme 'À Nous le Podium' Debbie Muir ainsi que le spécialiste en science sportive, le Dr David Smith.

«Ce fut mal géré d'un bout à l'autre», a confié Whitfield. «Je ne dis pas que des gens devraient être congédiés.

«Je dis seulement qu'ils devraient se tenir debout et dire 'C'est de ma faute'. Parce que c'est Paula qui a tout pris le blâme hier (samedi). Nous l'avons tous vu.

«Je veux que Doc Smith, Patrick et Debbie Muir se lèvent et disent 'J'ai endossé ce plan. Elle était blessée depuis un an. Elle a fait ce que je lui ai dit de faire et au bout du compte, ç'a échoué.' Ayez le courage de dire 'le résultat d'hier est de ma faute'.»

Findlay n'avait pas participé à une compétition internationale depuis un an avant le triathlon de samedi.

L'athlète d'Edmonton et Kelly ont rompu leurs liens en juin, quelques semaines avant les JO.

Findlay s'est entraînée avec Whitfield et son entraîneur Jon Brown durant la dernière phase de sa préparation.

Whitfield, de Kingston, Brent McMahon, de Victoria, et Kyle Jones, d'Oakville, participeront au triathlon masculin mardi.

Le président de Triathlon Canada Alan Trivett est préoccupé par la possibilité que les commentaires de Whitfield soient une source de distraction pour ses coéquipiers, mais il a reconnu que des erreurs se sont produites dans le camp de Findlay.

«Je veux que tout le monde (porte le blâme), m'incluant», a-t-il mentionné. «À cette époque, et jusqu'au 11 juin, nous avons éprouvé de la difficulté à propulser Paula au sommet de sa forme, comme ce fut le cas au début de 2011.»

Il a précisé que la hanche de Findlay ne lui avait pas causé d'ennuis durant la course, mais que c'était plutôt le manque de temps d'entraînement qui expliquait son résultat samedi.

Findlay avait été nommée au sein de l'équipe canadienne de triathlon pour les JO en novembre dernier, et en conséquence elle n'a pas eu à se qualifier et pouvait profiter d'une période de repos supplémentaire.

Trivett a ajouté que Findlay était une «patiente terrible» parce qu'elle ne voulait pas cesser de s'entraîner afin de guérir, et en conséquence elle a connu des rechutes.

Whitfield a admis avoir de la difficulté à accepter cette explication, puisque d'autres intervenants ont agi dans ce dossier.

«Debbie Muir l'a endossé, Doc Smith aussi», a-t-il poursuivi. «Ils ont fait fi des avertissements et ont simplement dirigé la voiture directement dans le mur de briques.

«Une fois accidentée, ils ont dit 'elle est difficile, très difficile à diriger.' Elle est la même personne que celle qu'ils ont encensée il y a deux ans.»

PLUS:pc