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Paris SG - Ibrahimovic: déjà le chouchou, pas encore à fond

05/08/2012 10:31 EDT | Actualisé 05/10/2012 05:12 EDT

Un but dès sa première au Parc des Princes, mais sur penalty, une performance frustrante, mais une présence d'icône éclipsant celle de Leo Messi, samedi contre le FC Barcelone (2-2, 1-4 t.a.b.) en amical: Zlatan Ibrahimovic a connu des débuts contrastés dans le jardin du Paris SG.

"Rêvons plus grand", affiche le slogan du Qatari SG, lancé sur la piste aux étoiles en recrutant pour quelque 200 millions d'euros en un an, jusqu'aux capitaines milanais du Brésil et de la Suède, Thiago Silva et "Ibra", et en s'offrant une tournée américaine et des affiches de prestige contre Chelsea, champion d'Europe (1-1), et le Barça, parangon du jeu.

Et le rêve des supporters parisiens s'est effectivement élevé, à la hauteur du colosse suédois (1,95 m, 95 kg): le Parc a réservé un accueil énamouré à son fantasmatique attaquant, frénétiquement ovationné dès son arrivée sur le tapis rouge à sa sortie du terrain (61e), en passant par sa présentation au sein des effectifs et son passage au sol consécutif à un choc avec Mascherano avant la pause, sans oublier son penalty réussi (60e).

De nombreux supporters arboraient déjà le maillot frappé du nom d'origine bosnienne, encore privé du N.18, un nom qui fut plusieurs fois scandé ou chanté, à des volume et fréquence bien plus élevés que pour les autres enfants chéris de l'équipe, les Sirigu, Sakho, Nene voire Hoarau.

Le voilà à deux buts en deux matches, et un Parc à ses pieds. Un engouement extrême, partagé par d'euphoriques tribunes Auteuil et Boulogne, qui leste aussi le buteur d'attentes non moins extrêmes: que se passera-t-il s'il reste deux matches de suite sans marquer ?

Sur le terrain, le Suédois de 30 ans a fait valoir son physique dans les duels, notamment avec Puyol, sa protection de balle, son sang-froid et sa volonté de jouer avec ses partenaires. Son implication, aussi, illustrée par ce coup de talon plein de rage dans un panneau publicitaire au sortir d'un débordement trop long.

"Il a été utile pour l'équipe, il a montré des qualités et a fait physiquement un bon travail", a commenté son entraîneur Carlo Ancelotti, qui aurait cependant aimé voir davantage de "combinaisons" au sein d'une "cohésion" encore à modeler.

"C'était fantastique, avec une ambiance et des supporters fantastiques, a déclaré pour sa part le fantasque attaquant sur PSG TV. On a joué contre une équipe fantastique et prouvé qu'on pouvait affronter de grandes équipes. Plus on jouera ensemble, mieux on jouera. Ce n'est que le début".

Il faut dire qu'il n'avait qu'une dizaine de jours d'entraînement dans les jambes. Dans le jeu, le sourire de la "Joconde" (surnom donné par son agent) est donc demeuré équivoque: souvent hors-jeu, rarement démarqué, "Ibra" n'a pas encore atteint son meilleur niveau, et en joueur expérimenté, sait doser ses efforts.

La presse suédoise le sait bien, vu par exemple les entraînements à la carte d'Ibrahimovic lors de l'Euro-2012. Il y avait d'ailleurs quatre ou cinq journalistes venus de son pays au Parc samedi soir, dont certains, comme Jennifer Wegerup du grand quotidien Aftonbladet, se consacrent quasi-exclusivement à l'actualité de "Zlatan".

Sans coup férir ou presque, l'enfant terrible de Suède a déjà conquis la Ville lumière; reste à en étendre l'éclat sur toute l'Europe.

ybl/gd

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