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Les craintes sont nombreuses à propos des procédures d'élection au Venezuela

05/08/2012 08:20 EDT | Actualisé 05/10/2012 05:12 EDT

CARACAS, Venezuela - Alors que le président vénézuélien Hugo Chavez livre sa bataille électorale la plus serrée jusqu'à maintenant, certains de ses opposants le mettent en garde contre l'utilisation de lecteurs d'empreintes digitales pour les urnes électroniques du pays, une initiative qui pourrait effrayer les électeurs. Cette crainte vient s'ajouter aux doutes concernant l'intégrité du scrutin du 7 octobre.

Le Conseil électoral national utilise depuis longtemps des lecteurs d'empreintes digitales à l'entrée des bureaux de vote pour identifier les électeurs. Cette année, toutefois, ces lecteurs seront directement branchés aux machines électorales. Les électeurs doivent désormais fournir une empreinte de pouce pour pouvoir voter.

Certains disent craindre que le gouvernement puisse savoir pour qui chaque personne vote.

Des experts affirment qu'il n'y a aucune preuve que le système ait jamais été utilisé pour révéler les préférences des électeurs, mais la plupart des leaders de l'opposition, qui gagnent à faire voter leurs partisans, se sont empressés de vérifier si le système était sécuritaire.

Les inquiétudes demeurent: plusieurs opposants affirment voir un biais pro-Chavez au sein du Conseil électoral national et se rappellent d'un précédent scandale dans le cadre duquel les noms de Vénézuéliens ayant signé une pétition pour destituer M. Chavez en 2004 avaient fait l'objet d'une fuite. Des centaines de personnes ont allégué avoir été mises à pied ou avoir souffert de discrimination après que leurs noms soient apparus sur la «Liste Tascon», du nom d'un législateur pro-Chavez qui l'a diffusée.

Les craintes quant à la possibilité que le gouvernement mette la main sur les noms des électeurs anti-Chavez ont poussé l'opposition à détruire plusieurs listes d'électeurs après la primaire de février, suscitant un jugement de la Cour suprême selon lequel ces listes devraient être données au Conseil électoral.

Le groupe de surveillance électorale Sumate remet lui aussi en question les lecteurs d'empreintes digitales. Selon Ricardo Estevez, le directeur exécutif, des vérifications passées ont permis de démontrer que des mesures de sécurité étaient en place pour assurer la confidentialité. Le problème, dit-il, est la perception du public.

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