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JO-2012: Un petit air de Saint-Trop' dans le quartier d'affaires de Londres

05/08/2012 09:15 EDT | Actualisé 05/10/2012 05:12 EDT

Au pied des gratte-ciel des banques de Canary Wharf, quartier des affaires de Londres, plusieurs yachts de luxe ont jeté l'ancre dans les eaux limoneuses de la Tamise: ici, pas de plage de sable blanc, mais le stade olympique à trois kilomètres seulement.

"D'habitude en été, ces yachts mouillent en Méditerranée (...). Qu'ils viennent ici, aussi au nord, c'est assez unique", estime Tim Thomas, rédacteur en chef du magazine spécialisé "Boat International".

A bord, "il peut y avoir des soirées dignes de celles que vous avez à Monaco pendant le Grand Prix de Formule 1", poursuit-il.

Une dizaine de bateaux de millionnaires mouillent à Canary Wharf, dans les bassins de l'ancien port de la capitale britannique reconverti en extension de la City. L'un d'entre eux, l'Octopus, imposant yacht de 126 mètres de long, équipé d'une aire d'atterrissage pour hélicoptère, appartient à Paul Allen, cofondateur du groupe informatique Microsoft.

A bord, le personnel en uniforme astique ponton et murs du bateau bleu marine et blanc immaculé.

"Si vous possédez un bateau et êtes fan de sport, il n'y a pas meilleur endroit où se trouver" en ce moment, estime Gareth Stephens, un responsable du port de plaisance de Londres. Canary Wharf se trouve à seulement quatre stations de métro du parc olympique ou à 45 minutes en péniche de luxe.

Un emplacement idéal pour des invités de la délégation olympique allemande, logés, selon Gareth Stephens, dans le paquebot MS Deutschland, qui a servi au tournage de la version allemande de la série télévisée "La Croisière s'amuse".

Pour amarrer son yacht en plein coeur de la capitale britannique, il faut compter plusieurs milliers d'euros par jour. Une somme qui sert notamment à entretenir rivières et canaux britanniques.

Plusieurs des somptueux bateaux qui mouillent à Canary Wharf ont été loués le temps des Jeux, d'autres sont occupés par leurs propriétaires et leurs invités, comme l'élégant Dannebrog, propriété de la famille royale danoise depuis 1932.

C'est l'heure de la relève de la garde entre deux marins en costume bleu et blanc de rigueur, devant la passerelle en bois précieux du voilier et sous les objectifs de touristes.

"C'est génial" de voir tant de yachts, commente Annie Hair, infirmière écossaise de passage pour les JO. Les bateaux sont "une part importante de l'héritage britannique. Ici, c'est vide la plupart du temps je pense. C'est dommage qu'il faille attendre les Jeux pour qu'ils viennent à Londres. Mais peut-être qu'ils n'aiment pas le temps anglais !", ajoute-t-elle en cette matinée où alternent rayons de soleil et violentes averses.

"Ils sont superbes, on adorerait monter à bord", enchaîne son amie Helen Pearce, enseignante.

Aucune chance cependant. "Même moi je n'ai pas le droit", affirme un vigile, costume sombre et oreillette devant le Ilona, yacht de 73,7 mètres de long appartenant au président de la Fédération australienne de football Frank Lowy.

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