NOUVELLES

JO-2012 - Gymnastique: Zou Kai, puissance cinq

05/08/2012 02:43 EDT | Actualisé 05/10/2012 05:12 EDT

Plus fort que le virtuose japonais Kohei Uchimura, qui a terminé ses Jeux de Londres dimanche sur de l'argent au sol, Zou Kai est entré dans la légende de la gymnastique artistique chinoise en enlevant sa cinquième médaille d'or olympique.

En conservant son titre au sol, son deuxième de la semaine, le Chinois, 24 ans, a éclipsé quelque peu les adieux du Japonais au Dôme londonien. Entre le champion olympique de Pékin, plus osé dans ses figures, et le champion du monde, plus impeccable dans la finition, la première marche du podium s'est joué à 133 millièmes de point.

"Ce titre représente beaucoup pour moi. J'ai maintenant cinq médailles d'or, plus que n'importe quel autre gymnaste chinois", a souligné Zou Kai. Mieux, ce voltigeur a de grandes chances d'en avoir une sixième, mardi avec la finale de la barre fixe, et doublé ainsi ses trois titres des Jeux de Pékin.

Moins impérial qu'attendu, faute d'avoir brillé en qualifications, Uchimura n'a obtenu que trois médailles, dont la plus belle, celle du concours général: "Je ne peux pas dire que je sois content de repartir qu'avec une médaille d'or, mais je dois reconnaître qu'elle fut très dure à avoir. Il y a quelque chose pendant les Jeux qui les rendent si imprévisibles."

La chasse à l'or au saut de cheval féminin avait en effet un côté loterie. Si la championne du monde, McKayla Maroney, avait réalisé un saut qui restera dans les annales lors de la finale par équipes, le minois de l'Américaine est passé du grand sourire au dégoût, après une réception sur les fesses à son deuxième essai.

"Une finale au saut, c'est une guerre des nerfs et cela l'a été", a estimé la Roumaine Sandra Izbasa. Dernière à passer, elle a vu toutes les autres s'effondrer, et pouvait sereinement jouer l'or avec des sauts moins risqués. "Honnêtement, je ne m'y attendais pas", a fait valoir la double championne d'Europe. Comme Zou Kai, la Roumaine reviendra mardi défendre son titre au sol de Pékin: "J'espère qu'il y aura encore d'autres occasions d'entendre l'hymne national, car c'est un morceau que j'adore !"

En grand maître des arçons, un cheval qui prend tout son éclat sous ses impressionnants écarts de jambe, le Hongrois Krisztian Berki a touché l'or olympique, qui lui était promis après sa razzia absolue des deux dernières années.

Le Britannique Louis Smith, son grand rival, avait bien réussi à l'égaler au score, mais son mouvement moins fluide et aérien valait l'argent aux yeux des juges. Son compatriote Max Withlock a pris le bronze.

"Devancer deux Britanniques à Londres est un grand accomplissement", s'est amusé Berki. Sous l'oeil royal de Kate Middleton, la duchesse de Cambridge, il avait le rôle du vilain, celui qui a empêché la Grande-Bretagne de toucher le premier titre olympique de son histoire en gymnastique.

"C'était vraiment une épreuve pour les nerfs, mais je suis content d'être toujours vivant, a confié Smith. Krisztian restera comme l'un des meilleurs spécialistes des arçons et le fait d'être deuxième derrière lui, me rend fier".

Sans médaille, l'Allemande d'origine ouzbèke Oksana Chusovitina a fait ses adieux au petit monde de la gymnastique, à 37 ans. "Maintenant, je vais découvrir à quoi ressemble la vie normale!", a estimé cette maman d'un adolescent, au terme de ses sixièmes Jeux, un record.

stp/el

PLUS:afp