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Usine Paccar de Ste-Thérèse: 200 mises à pied temporaires en septembre

04/08/2012 01:31 EDT | Actualisé 04/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Au lendemain de l'annonce de 200 mises à pied temporaires à l'usine de camions Paccar de Sainte-Thérèse, le directeur régional pour le syndicat TCA-Québec, Sylvain Martin, a lancé samedi un appel au chef libéral Jean Charest.

Dans l'attente du 14 septembre, date à laquelle l'employeur prévoit remercier provisoirement 200 des quelque 800 employés de l'usine située dans les Laurentides, M. Martin rappelle que M. Charest a récemment fait la promesse de créer 250 000 emplois au Québec s'il est élu aux élections du 4 septembre prochain.

Selon le représentant syndical, avant même de penser à créer des emplois, le gouvernement devrait «penser local» et cesser de s'approvisionner en camions à l'extérieur de la province.

Il suggère ainsi à Québec de se tourner vers l'achat de camions produits à l'usine de Sainte-Thérèse, car ils sont du même type que ceux utilisés par Transport Québec et Hydro-Québec.

Depuis le 17 juin dernier, l'usine Paccar de Sainte-Thérèse est sur un programme de travail à temps partagé, ce qui implique sa fermeture totale ou partielle pendant une ou deux journées par semaine pour une durée totale de 26 semaines.

La baisse de commandes et, par ricochet, de production, expliquerait la décision de l'employeur d'effectuer des mises à pied temporaires, observe M. Martin, qui n'a par ailleurs «aucune idée» de la durée des arrêts de travail forcés.

À partir du 17 septembre — le lundi suivant la mise à pied — l'usine produira 36 camions par jour au lieu des 40 qu'elle fabrique habituellement.

Fait à noter, l'usine Paccar de Sainte-Thérèse a rouvert ses portes en 1999, quatre ans après le début d'une grève qui avait été entreprise par les employés de l'établissement, auparavant l'usine Kenworth.

Le ministre de l'Industrie et du Commerce de l'époque, le péquiste Bernard Landry, avait fait de ce conflit de travail son cheval de bataille.

M. Landry estimait alors que les subventions et crédits d'impôts qu'il avait accordés à l'usine Kenworth-Paccar avaient permis de la sauver.

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