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Éprouvante journée pour Tremblay et Findlay au triathlon olympique

04/08/2012 07:37 EDT | Actualisé 04/10/2012 05:12 EDT

LONDRES - Les triathlètes Kathy Tremblay et Paura Findlay ont donné tout son sens au cri de ralliement de l'équipe canadienne (Tout donner) aux Jeux de Londres, samedi.

Tremblay, originaire de Gatineau, a été contrainte à l'abandon tandis que Findlay, d'Edmonton, a pris le 52e et dernier rang chez les concurrentes qui ont complété l'épreuve de 1,5 kilomètre à la nage, de 43 km en vélo et de 10 km à la course à pied.

La Suisse Nicola Spirig a remporté la médaille d'or en 1:59,48, au terme d'un sprint effréné avec la Suédoise Lisa Norden. L'Australienne Erin Denshaw a mérité la médaille de bronze.

La course en vélo, la deuxième dans l'ordre, a été une hécatombe, et Tremblay a été l'une des nombreuses athlètes qui ont perdu la maîtrise de leur bicyclette, tôt dans l'étape, sur le pavé humide par endroits.

«Ma roue arrière glissait dans tous les virages, pas uniquement dans celui où j'ai chuté, a-t-elle indiqué. Je ne suis pas la seule qui est tombée. Mais même si vous tombez, vous rembarquez sur votre vélo et vous continuez, ce sont les Jeux olympiques.»

Tremblay, qui avait terminé 31e à Pékin il y a quatre ans, a tôt fait de constater que son vélo avait subi d'importants dommages. Elle pouvait difficilement changer de vitesse, le dérailleur étant défectueux.

«Mais il était hors de question que j'abandonne. Vous ne pouvez pas abandonner. Je voulais continuer, me rendre jusqu'à la ligne d'arrivée.»

Ce sont les officiels de course qui l'ont finalement arrêtée parce que le peloton de tête allait la ratrapper sur la boucle de six kilomètres.

«Je n'aurais jamais arrêté, on allait devoir m'en obliger. Ce n'est pas moi qui ait abandonné, on m'a forcé à le faire», disait-elle, fort émotive, plus de deux heures après la fin de sa course.

Tremblay a su que ce serait une journée difficile quand elle s'est faite bardasser dans l'eau au cours du segment de la natation, où elle connaît habituellement du succès.

«J'étais partie dans le peloton de tête, a-t-elle relaté, et ça s'est bien passé jusqu'à la première bouée, mais après l'avoir contournée je me suis fait 'caler' une première fois. Je me suis par la suite retrouvée coincée dans un imposant groupe.»

Elle a finalement été la 47e à sortir de l'eau en 19:50, deux secondes devant sa coéquipière Findlay.

Peu importe la malchance, Tremblay a dit n'avoir aucun regret et qu'elle ne changerait rien à sa journée.

«Je n'étais pas venue ici pour tomber. Il n'y a rien d'humiliant là-dedans, je garde la tête haute. Je suis aux Jeux olympiques, je suis une des meilleures triathlètes au monde, c'est juste qu'aujourd'hui j'ai été victime d'un accident. Les Jeux, c'est traître. C'est une journée aux quatre ans au cours de laquelle il faut que tu sois à ton mieux.»

Tremblay, âgée de 30 ans, préférait s'attarder sur un événement heureux qui va marquer sa vie prochainement.

«Le 1er septembre, je vais marier le gars le plus extraordinaire du monde. Je suis réellement contente en ce moment. Et j'ai hâte à cette journée-là», a-t-elle affirmé en sanglots.

Findlay inconsolable

La jeune Findlay, 23 ans, était tout autant inconsolable à l'issue de l'épreuve. C'est en pleurs et sous les encouragements de la foule qu'elle a rallié l'arrivée la dernière, en 2:12,09.

«Je tiens à m'excuser auprès de tout le monde au Canada, je me sens très mal, a-t-elle lancé. Je visais grand et plusieurs personnes fondaient de grands espoirs en moi. Mais malheureusement, je n'ai pas été à la hauteur.»

Findlay a indiqué que la blessure à une hanche qu'elle a soignée au cours de la dernière année n'est pas l'explication de sa contre-performance.

«Je n'avais rien dans les jambes et je ne sais pas pour quelles raisons. Je ne sais pas ce qui s'est passé. C'est fou les Jeux olympiques.»

Findlay a voulu abandonner après la première boucle de 2,5 kilomètres à la course. Le médecin de l'équipe l'a convaincue qu'elle retirerait une plus grande satisfaction à compléter l'épreuve.

«J'ai pensé à mes amis qui suivaient ma course à la maison et à ma famille qui m'accompagne ici. C'était ma seule source de motivation.»

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