NOUVELLES

Le coup de tête de Rivas fait jaser... mais personne ne lui jette le blâme

04/08/2012 10:55 EDT | Actualisé 04/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le coup de tête qu'a asséné Nelson Rivas à Antoine Hoppenot à la 69e minute de jeu et qui a mené à son expulsion était sur toutes les lèvres dans le vestiaire de l'Impact à la suite de sa victoire de 2-0 contre l'Union de Phildelphie. Mais la formation montréalaise est solidaire: personne ne lui a jeté le blâme.

«Pour être honnête, je ne l'ai pas vu très clairement, a d'abord déclaré l'entraîneur-chef Jesse Marsch. On m'a dit que c'était un coup de tête, mais je ne sais pas à quel point le contact était sévère. Alors je ne suis pas certain de ce qui s'est vraiment passé. Je devrai revoir la séquence.»

Alors pas question de commenter sur une éventuelle suspension additionnelle à celle — automatique — d'une rencontre que Rivas écopera pour son carton rouge.

«C'est difficile de spéculer, car honnêtement, je ne l'ai pas assez bien vu pour pouvoir commenter. C'est malheureux, puisque Nelson est maintenant en santé et qu'il était sur une bonne lancée.»

Souhaite-t-il voir ses joueurs prendre les choses en mains quand ils sont défiés de la sorte sur le terrain?

«Je crois qu'en général, Nelson est un défenseur intimidant. Alors je ne crois pas qu'il a besoin de montrer à quel point il peut être intimidant physiquement. Chaque compétiteur a un moment où il 'l'échappe', où il sent qu'il ne reculera pas devant l'adversaire.

«Et on ne veut pas que nos gars reculent, mais ce doit être fait de façon intelligente. Mais de nouveau, je répète que je ne sais pas si geste dépassait les limites. Souhaitons seulement que ce soit une suspension d'un match, car Nelson est un gars important pour nous.»

Même son de cloche du côté du milieu de terrain québécois Patrice Bernier.

«C'est certain que ce genre de choses arrivent. Les émotions chauffent un peu, car il s'est fait taclé.»

Bernier, qui a récolté une sixième mention d'assistance dans le match, a surtout aimé la façon dont l'équipe a réagi à 10 contre 10, Jack McInerney ayant été expulsé pour s'en être pris à Rivas après son geste.

«Il y avait plus d'espace et il faut contrôler le jeu, car je sais que dans la mentalité nord-américaine, à 10 contre 10, la tendance est d'y aller 'nord-sud' tout le temps et de se fatiguer. Mais on a fermé les espaces et on sort de là avec une belle victoire.»

Bernier a ajouté que Rivas n'a pas eu à s'excuser auprès de ses coéqupiers.

«Je ne vois pas pourquoi, a-t-il dit. Ce n'est pas comme si on s'était retrouvé à 10 contre 11. Comme j'ai dit, à chaud, il y a des choses qui se passent sur le terrain et on fait avec. Les deux équipes sont sorties de là à 10 contre 10 et nous, on sort avec la victoire.»

Reste maintenant à voir si la MLS sera aussi clémente envers le défenseur montréalais que l'ont été ses coéquipiers et son entraîneur.

PLUS:pc