NOUVELLES

Le Canada maintient le rythme après une forte premère moitié aux Jeux de Londres

04/08/2012 05:15 EDT | Actualisé 04/10/2012 05:12 EDT

LONDRES - L'étonnante cadence maintenue par le Canada lors de la première moitié des Jeux olympiques de Londres démontre que le pays est sur la bonne voie pour ce qui est des performances dans les sports d'été.

À mi-chemin de ces Jeux, la délégation canadienne compte dix médailles, dont une d'or récoltée samedi au trampoline féminin par Rosannagh MacLennan, de King City, en Ontario.

À Pékin en 2008, il avait fallu attendre huit jours avant de revendiquer la moindre médaille. Quatre ans plus tôt à Athènes, le Canada n'avait qu'une médaille de bronze à afficher après sept jours, pour un total de 12 à la fin de ces Jeux.

Avec encore huit journées de compétition à Londres, l'objectif du Canada de figurer parmi les 12 premiers au classement final des médailles parmi les 204 nations participantes, demeure. Le pays entreprend d'ailleurs la deuxième semaine au 11e rang.

La révolution sportive qui a été entreprise lorsque le Canada a été choisi pour être l'hôte des Jeux olympiques d'hiver de 2010 à Vancouver s'est transposée sur les athlètes participant aux sports d'été.

Alors que les disciplines hivernales ont été les premières bénéficiaires de ce vent de changement, le modèle opérationnel est le même pour celles d'été.

Les sports qui produisent des athlètes offrant un potentiel de médaille obtiennent des fonds d''À nous le podium' afin de défrayer les frais d'entraînement, de déplacement, d'équipement et de services de santé. La contribution fédérale à ce programme s'élève à environ 35 millions $ par année en ce qui a trait aux sports d'été.

«Nous investissons dans des sports susceptibles de rapporter des podiums aux Jeux olympiques et cela se traduit par des médailles au moment opportun, ce qui est formidable», a expliqué samedi le chef de mission de l'équipe canadienne à Londres, Mark Tewksbury.

L'effet des Jeux de 2010 est également visible dans la tête des sportifs. Plusieurs d'entre eux ont en effet confié, avant les Jeux de Londres, qu'ils croyaient en leurs possibilités de gagner, surtout après avoir vu leurs compatriotes des Jeux de Vancouver amasser 21 médailles, dont 14 d'or, un record.

La médaille récoltée dès la deuxième journée des Jeux à Londres par les Québécoises Emilie Heymans et Jennifer Abel en plongeon synchronisé a certes enlevé de la pression sur les épaules de la délégation canadienne.

À compter de ce moment, les athlètes perçus comme étant des «espoirs de médailles» plutôt que comme des «favoris» ont commencé à livrer la marchandise. L'haltérophile Christine Girard et le duo de plongeon synchronisé Meaghan Benfeito et Roseline Filion font partie de cette première catégorie.

Lors de la quatrième journée, ces femmes ont mis la main sur des médailles de bronze, tandis que le judoka Antoine Valois-Fortier a fourni au Canada une troisième place inespérée.

«Nous avons toujours dit que nous espérions qu'un vainqueur improbable se manifeste tôt dans les Jeux, de rappeler Tewksbury. C'était électrique.

«Cet exploit a touché les gens, sans contredit. Tout le monde espère vivre cette expérience. Quand cela se produit, ça devient une réalité.»

Au cours de la deuxième moitié des Jeux, le Canada espère toucher l'or en vélo de montagne et en canoë-kayak.

La lutte, le taekwondo, le soccer et la boxe comptent parmi les disciplines qui pourraient valoir d'autres podiums au Canada, sans oublier les Jennifer Abel, Emilie Heymans et Alexandre Despatie, qui n'ont pas dit leur dernier mot en plongeon.

«Nous sommes à mi-chemin et il reste encore beaucoup de temps, a noté Tewksbury. Il nous faut conserver le momentum.»

PLUS:pc