NOUVELLES

L'armée contrôle la totalité de Damas avec la prise de Tadamoun (général)

04/08/2012 12:28 EDT | Actualisé 04/10/2012 05:12 EDT

L'armée syrienne contrôle désormais la totalité de la capitale après la reprise samedi du quartier de Tadamoun (sud), a affirmé le général en charge des opérations dans ce quartier.

"Nous avons nettoyé tous les quartiers de Damas, de Midane à Mazzé, Qadam, Hajar al Aswad et Tadamoun", a affirmé cet officier supérieur, qui a refusé d'être identifié en faisant visiter aux journalistes le quartier de Tadamoun, conquis selon lui samedi.

"La situation à Damas est excellente et stable. Il n'y a plus de présence de groupes armés, à l'exception de quelques individus qui se déplacent d'un endroit à l'autre pour montrer qu'ils existent", a-t-il ajouté.

Le général a indiqué que l'opération contre Tadamoun avait commencé vendredi matin, "pour répondre à la demande de la population", et pris fin samedi à 14H00 (11H00 GMT).

La reprise du quartier, qui jouxte le camp palestinien de Yarmouk, a été confirmée par l'opposition. "L'Armée syrienne libre (ASL) s'est retirée de Tadamoun mais ses membres sont présents dans toute la capitale où ils mènent des attaques ciblées avant de disparaître", a indiqué à l'AFP une militante Lena al-Chami.

"Tadamoun était une exception. L'ASL ne peut pas et ne veut pas contrôler des quartiers à Damas", a-t-elle ajouté.

Les rebelles avaient lancé le 15 juillet leur attaque pour la conquête de Damas.

Samedi, Tadamoun, où vivent de nombreux Palestiniens, était totalement désert et dévasté. Les chaussées étaient éventrées, des magasins défoncés, avec des fils électriques qui pendaient.

A Yalda, un quartier mitoyen, dans une décharge publique, la journaliste de l'AFP a vu une quinzaine de corps, dont certains brûlés ou mutilés. "Ce sont des habitants du quartier qui ont été kidnappés et liquidés par les groupes armés", a affirmé le général.

L'agence officielle Sana a qualifié ces meurtres de "massacres horribles".

Dans un jardin de Tadamoun, où se trouvent une dizaine de monticules, les rebelles ont enterré leurs morts.

Des traces de sang et des pansements souillés sont visibles dans la mosquée du quartier, qui avait été transformée en dispensaire pour les blessés. C'est également là que les rebelles venaient manger et des tableaux blancs sur lesquels figurent des annotations en arabe témoignent qu'ils y élaboraient leur stratégie de défense.

Sur les murs figurent aussi des slogans comme "grève", "une nation dirigée par Mahomet ne s'agenouillera pas", "liberté pour toujours".

rim/sk/cco

PLUS:afp