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Labrador: une nouvelle carte sur l'écologie du territoire est en préparation

04/08/2012 02:03 EDT | Actualisé 04/10/2012 05:12 EDT

SAINT-JEAN, - À l'heure où les développements miniers prennent de l'ampleur et les intérêts commerciaux se multiplient au Labrador, des chercheurs sont à pied d'oeuvre pour dessiner une toute première carte environnementale et détaillée du territoire.

Un tel outil pourrait servir de guide pour les démarches à venir en matière de retombées économiques et de conservation de la faune.

Le projet de 500 000 $, qui s'est échelonné sur trois ans et devrait se terminer cette année, est dirigé par Conservation de la nature Canada (NCC). Le groupe à but non lucratif (OSBL) a conclu des partenariats avec des personnes, corporations, gouvernements et d'autres OSBL pour parvenir à conserver plus d'un million d'hectares de sites naturels importants depuis 1962, selon ce qu'indique son site Web.

Le Labrador est, à cet égard, un endroit qui revêt une importance toute particulière, affirme l'agente de planification et de recherche en conservation du NCC, Lindsay Notzl. Elle y a fait 10 séjours d'exploration pour travailler sur ce projet de cartographie unique, et raconte que pour une Torontoise comme elle, il est simplement «magique» de survoler de vastes étendues de forêts vierges.

Le projet utilise un système informatique, le Geographic Information Systems, qui enregistre toute donnée pertinente, des sauvagines aux plages de sable. Mme Notzl espère que la technologie contribuera à créer un produit final d'ici le début de l'année prochaine, qui sera une sorte de document intéractif sur l'écologie du Labrador.

Ce projet a été financé par le gouvernement provincial de Terre-Neuve-et-Labrador, le NCC, des fondations privées et la société Mountain Equipment Co-op, qui constitue la seule source de financement provenant de «l'industrie», a expliqué Mme Notzl.

La carte rassemblera de l'information tirée d'études environnementales plus modestes, de même que des données historiques sur les conditions forestières avant que le développement hydroélectrique du Haut Churchill ne transforme le fleuve à la fin des années 1960.

Le projet a aussi inclus la participation de groupes autochtones du territoire, notamment les Innus, et les Inuits du Nunatsiavut, a mentionné Mme Notzl.

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