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JO-2012: L'or des Chinoises à l'épée est le 9e d'un maître d'armes français

04/08/2012 05:22 EDT | Actualisé 04/10/2012 05:12 EDT

Les Chinoises ont remporté leur premier titre olympique à l'épée dames par équipes, samedi aux Jeux de Londres, un succès qui est aussi un peu celui de leur maître d'armes français, Daniel Levavasseur.

Ancien entraîneur national de 1981 à 1992, puis en club, le maître d'armes a eu sous sa coupe plusieurs grands noms de l'épée française, de Philippe Boisse à Laura Flessel en passant par Eric Srecki.

Fondateur d'une école à Saint-Maur, dans la région parisienne, Daniel Levavasseur a été recruté un an et demi avant les Jeux par la Chine pour diriger l'équipe féminine. "Je suis très heureux pour elles. Elles ont été très disciplinées, et ne se sont pas dispersées", a souligné l'entraîneur.

En finale, les Chinoises ont dominé les Sud-Coréennes par 39 touches à 25, s'adjugeant le titre suprême dix mois après leur médaille d'argent mondiale. "Cette médaille est pour nous quatre, c'est un effort collectif. Nous avons su croire en nous", a estimé Sun Yujie, déjà médaillée de bronze en individuel lundi.

Alors que Li Na, la championne du monde 2011, pourrait prendre sa retraite, Sun Yujie représente, avec ses 19 ans, le meilleur espoir de l'épée chinoise.

"Avec elles, c'est ma neuvième médaille d'or olympique, la première non française", a souligné Daniel Levavasseur.

En un an et demi, il s'est rendu plusieurs fois en Chine, mais les filles sont aussi venues beaucoup dans son centre. "On parle surtout en signe même si j'ai un interprète. Nous avons mis un an pour apprendre des signaux", a expliqué le maître d'armes.

"Avant l'escrime, c'était uniquement l'Europe, maintenant c'est le temps de la mondialisation", a estimé l'entraîneur. Le podium de l'épée dames sans le moindre drapeau européen reflétait bien ce déclin du Vieux-Continent.

Les double championnes du monde roumaines ont pris la porte d'entrée sous les coups des Coréennes. Et les Russes, battues d'une touche (20-19) en demi-finales par les Chinoises, ont laissé échappé le bronze à la mort subite face aux Américaines (31-30) lors de la petite finale.

Avec l'argent, la Sud-Coréenne Shin A Lam n'est pas repartie bredouille de Londres, elle qui avait été au centre d'un drôle d'imbroglio qui lui avait coûté sa place en finale. "J'ai reçu beaucoup de soutien de la part de mes collègues et de gens en Corée. Alors en piste, j'ai essayé d'oublier ce qui s'était passé et je suis contente d'avoir cette médaille."

stp/jmt

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