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JO-2012: Dans la verdure, au bord de la Tamise, le village olympique bis

04/08/2012 10:20 EDT | Actualisé 04/10/2012 05:12 EDT

Petite salle de restaurant contre réfectoire, piste d'athlétisme accessible à pied et non en bus, cadre bucolique plutôt que citadin: avant d'entrer en course, des sportifs préfèrent s'offrir un séjour sur un campus londonien plutôt que loger au village olympique gratuit.

Une centaine d'athlètes chinois, japonais ou encore sud-africains ont élu domicile sur le campus de l'université St Mary's dans le sud de la capitale britannique, à deux pas du stade de rugby de Twickenham et à une heure du parc olympique en transports publics.

"L'ambiance est frénétique" au village olympique, témoigne Hezekiel Sepeng, responsable de l'équipe sud-africaine d'athlétisme. "Il y a beaucoup de journalistes qui veulent des interviews. Vous devez prendre le bus pour aller sur la piste" d'entraînement, dit-il.

Au village olympique, "tout est contrôlé. A St Mary's, nous maîtrisons tout", résume-t-il.

C'est ici, sur la piste de St Mary's bordée d'arbres, que le Sud-Africain Oscar Pistorius, premier double amputé à participer aux JO, s'est entraîné en juillet, avant de disputer le 400 m samedi au stade olympique devant des dizaines de milliers de spectateurs euphoriques.

"Nous voulions que nos athlètes soient dans une atmosphère apaisante, qu'ils puissent se concentrer sur eux-mêmes. C'est très important avant la compétition", poursuit Hezekiel Sepeng.

Pour parfaire au mieux leur préparation sur le campus de St Mary's doté d'une clinique du sport et d'un caisson hyperbare qui reconstitue les conditions de préparation en altitude, "les Japonais et Chinois ont fait venir leur propre cuisinier", raconte Dick Fisher, responsable de ce "petit village olympique".

Les premiers déjeunent au "Dolce Vita Cafe" de l'université, qui leur est réservé, les seconds dans la "Suite Shannon", un centre de conférence réaménagé pour l'occasion. Loin du brouhaha du réfectoire du village olympique d'une capacité de 5000 personnes et du McDonald's où les athlètes peuvent engloutir gratuitement hamburgers, portions de frites et milk-shakes.

Les Chinois et Japonais ont aussi fait acheter six vélos, dont certains seront revendus lors d'une tombola aux étudiants de St Mary's.

"On se sent à la maison", confie l'entraîneur des marathoniennes chinoises, Songli Liang, chrono autour du cou, l'oeil rivé sur ses athlètes à l'échauffement. Avec son équipe, il ne déménagera au village olympique que ce samedi, veille de l'épreuve.

Autre traitement de faveur par rapport au village: les athlètes à St Mary's ont droit à des chambres simples avec salle de bain privée, dans des petites résidences universitaires de briques rouges typiquement anglaises et désormais décorées des drapeaux de leurs locataires temporaires.

Au village olympique, qui ressemble plus à une cité dortoir avec ses immeubles d'une capacité de 17.000 couchages, les chambres abritent des lits jumeaux.

A St Mary's, "au moins vous n'êtes pas dérangés par le ronflement de votre camarade de chambre", note en souriant Marina Boor, attachée de presse de l'université.

bed/dh/jmt

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