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JO-2012 - Une piste sur laquelle les sprinteurs volent

04/08/2012 06:47 EDT | Actualisé 04/10/2012 05:12 EDT

La piste du Stade olympique de Londres, dernière évolution de celles des J0-2008 de Pékin et des Mondiaux-2009 de Berlin, où la mégastar du sprint Usain Bolt avait battu chaque fois des records du monde, est un anneau sur lequel "on vole et rebondit".

"On a l'impression d'être propulsée dans le dos", a remarqué l'Américaine Tianna Madison, vendredi à l'issue des séries du 100 m dames.

"On se sent porté par un phénomène d'entonnoir à la fin", a ajouté la Française Véronique Mang, qui a mis son chrono médiocre (11.41) sur le compte des "moyens du moment".

Entreprise piémontaise de Cuneo (nord-ouest), Mondo fabrique les pistes et autres installations sportives pour les grands événements depuis les JO de Montréal-1976. Après le revêtement bleu "flashy" du Nid d'Oiseau futuriste de Pékin et du monumental stade de Berlin, datant des J0 1936, la firme est revenue au classique "terre rouge" pour la Mondotrack déroulée dans la capitale britannique.

Selon les chercheurs et ingénieurs de l'université de Pavie, qui travaillent sous la direction de Mauro Testa, elle a même été conçue, jusqu'aux alvéoles, en fonction des conditions climatiques locales.

Samedi, les coureurs du tour de piste ont testé à leur tour la rapidité de l'implantation. Ainsi le Belge Jonathan Borlée, dès les séries du 400 m, a "explosé" le record national en 44 sec 43/100.

Le sprinteur britannique Harry Aikines-Aryeetey, qui en avait compris l'exceptionnel rebond en mai dernier à l'occasion des Championnats universitaires, avait prédit un record du monde de Bolt "si les conditions atmosphériques sont bonnes".

"J'ai fait un test avec une balle de cricket. Sur une piste normale, elle rebondit jusqu'au genou. Sur celle du stade olympique jusqu'à la hanche", avait expliqué Aikines-Aryeetey.

asc/je

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