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Hillary Clinton souhaite des élections "transparentes" en 2013 au Kenya

04/08/2012 07:15 EDT | Actualisé 04/10/2012 05:12 EDT

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a appelé samedi le Kenya, où des violences post-électorales avaient fait plus de 1.000 morts il y a quatre ans et demi, à un scrutin présidentiel "libre, juste et transparent" en 2013.

Mme Clinton est arrivée samedi matin dans la capitale kényane Nairobi, quatrième étape de sa tournée africaine qui l'a auparavant conduite au Sénégal, en Ouganda et au Soudan du Sud.

"Les Etats-Unis ont promis d'aider le gouvernement du Kenya à faire en sorte que les élections à venir seront libres, justes et transparentes," a déclaré la responsable américaine après avoir rencontré le président kényan Mwai Kibaki et avant de voir le Premier ministre Raila Odinga.

La secrétaire d'Etat a estimé que la possibilité de telles élections libres étaient "le cadeau que les Kényans s'étaient faits à eux-mêmes en adoptant une nouvelle Constitution".

Approuvée par referendum en août 2010, cette nouvelle Constitution est censée renforcer la démocratie dans les institutions et engager une réforme foncière cruciale, pour symboliquement tourner la page des violences postélectorales de 2007-2008.

"Nous exhortons la nation toute entière à se rassembler et se préparer pour des élections qui seront un modèle pour le monde entier," a encore dit Mme Clinton samedi.

Fin 2007, l'élection présidentielle kényane avait débouché sur la réélection contestée de M. Kibaki face à M. Odinga.

Des violences meurtrières avaient rapidement suivi, pour lesquelles quatre Kényans, dont deux des candidats à la prochaine présidentielle prévue en mars 2013, doivent être jugés à partir d'avril devant la Cour pénale internationale (CPI).

Plus tard samedi à Nairobi, Mme Clinton doit aussi rencontrer les principaux signataires de la "feuille de route" destinée à apporter, enfin, la stabilité en Somalie.

Parmi ces signataires figurent les dirigeants des autorités fédérales de transition somaliennes, qui en théorie doivent passer la main le 20 août, et des responsables de régions semi-autonomes.

Dans la perspective de la mise en place d'institutions permanentes, une Assemblée constituante a adopté cette semaine à Mogadiscio une Constitution provisoire pour la Somalie, pays sans gouvernement effectif et en état de guerre civile depuis la chute du président Siad Barre en 1991.

Mme Clinton était vendredi en Ouganda et, pour quelques heures, dans la capitale sud-soudanaise Juba, où elle a exhorté le Soudan du Sud et le Soudan à des compromis pour régler leurs différends, plus d'un an après l'accès à l'indépendance du Soudan du Sud.

Parmi les litiges opposant les deux Soudans figurent encore la démarcation de leur frontière commune et le statut de zones contestées. Les deux pays s'accusent aussi mutuellement de soutenir des groupes rebelles sur le territoire de l'autre.

Vendredi, la responsable américaine a aussi appelé Juba et Khartoum à un accord rapide sur le partage de la manne pétrolière du Soudan d'avant la partition. Un accord, dont les détails n'ont pas encore été dévoilés, a dans la foulée été annoncé dans la capitale éthiopienne Addis Abeba par le médiateur des pourparlers soudanais, l'ex-président sud-africain Thabo Mbeki.

La tournée africaine de onze jours de Mme Clinton (Sénégal, Ouganda, Soudan du Sud, Kenya, Malawi, Afrique du Sud et Ghana) vise à promouvoir la stratégie américaine en faveur du développement de l'Afrique que le président Barack Obama a dévoilée en juin.

La secrétaire d'Etat américaine doit quitter dimanche matin le Kenya pour le Malawi.

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