Visiblement prêt à livrer une rude bataille électorale dans le comté de Rosemont sous la bannière du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée n'a pas mâché ses mots à l'égard du bilan du gouvernement libéral. Il a également affirmé au passage que l'élection du 4 septembre est un «référendum sur le cynisme», lors de son discours d'investiture, samedi.

La rumeur de sa candidature circulait depuis plusieurs mois. Or, c'est seulement cette semaine que l'ancien conseiller politique des premiers ministres Jacques Parizeau et Lucien Bouchard a décidé de se lancer officiellement dans la mêlée électorale. Pour cela, il a mis de côté son travail de chroniqueur politique et de blogueur.

Une décision mûrement réfléchie et analysée, dit-il, au grand plaisir de sa chef, Pauline Marois. Celle-ci n'a pas caché sa joie en lançant, dans son discours de présentation de son candidat : «Enfin te voilà !».

«Nous sommes la plus grande force politique au Québec. J'en suis certaine», a dit la chef péquiste, tout en énumérant les noms des différents candidats-vedettes de sa formation politique.

Une décision qui s'imposait

Questionné à savoir pourquoi il présente sa candidature maintenant, le nouveau candidat dans Rosemont a indiqué que les éléments étaient réunis pour favoriser son saut en politique active. «Il y avait une conjoncture politique et familiale au départ. J'ai également regardé le travail du comité sur la souveraineté avant de prendre ma décision. [...] La décision s'est imposée par elle-même par la suite», a-t-il expliqué, visiblement serein.

Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de se lancer? Pour une question d'indépendance et de liberté, avoue-t-il. «J'avais de la liberté. Et je voulais garder ça le plus longtemps possible», dit-il, faisant référence entre autres à son rôle de chroniqueur politique et blogueur, notamment pour le magazine L'Actualité.

À ce sujet, il a souligné être prêt à travailler avec ses collègues. Avouant, du même souffle que certaines de ses idées figurent déjà dans le programme du PQ. «Je vais mener des débats de l'intérieur», a-t-il fait savoir à la fin de son allocution.

Sa priorité : l'intégrité

Dans son discours d'investiture, comme en entrevue individuelle, Jean-François Lisée a martelé le clou de l'intégrité. Une valeur bafouée par le premier ministre Jean Charest, notamment en déclenchant des élections pendant l'été, dit-il.

«[Jean Charest] a déclenché les élections en cette période parce qu'il espère qu'il y aura le moins de jeunes qui vont aller voter. Deuxièmement, il empêche d'attendre les vérités de la commission Charbonneau», résume-t-il, invitant les citoyens à désobéir à Jean Charest afin de mettre un terme au cynisme en politique.

Dans les prochains jours, Jean-François Lisée a l'intention d'aller à la rencontre des électeurs de Rosemont. Un comté qu'il dit avoir déjà connu à l'époque de ses études universitaires. «J'aime le contact avec les gens. Ce que je veux c'est améliorer la qualité de vie des gens à titre de député. J'ai hâte de faire ça», insiste-t-il.

Pauline Marois et Jean-François Lisée ont également uni leurs voix pour remercier et féliciter la députée sortante de Rosemont, Louise Beaudoin. «Merci Louise pour 40 ans de passion au service du Québec», a souligné la chef péquiste à l'égard de son ancienne députée.

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