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Une organisation des droits de l'homme exige l'abolition de la peine de mort

03/08/2012 04:00 EDT | Actualisé 03/10/2012 05:12 EDT

La Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) a appelé vendredi à l'abolition de la peine de mort, ou au moins à un moratoire, dans plusieurs pays américains qui l'appliquent encore, dont les Etats-Unis ou Cuba, à l'occasion d'un rapport publié sur la question.

"La Commission exhorte les pays membres de l'Organisation des Etats américains (OEA) qui ont toujours la peine de mort à l'abolir ou, au moins, à imposer un moratoire sur son application", a indiqué l'organisation dans un communiqué, appelant également à signer un protocole soutenant cet objectif.

Dans son rapport, la CIDH examine les conditions d'exécution des condamnés depuis les années 1990. Elle en a recensé 37 aux Etats-Unis, 3 au Guatemala et 3 à Trinité-et-Tobago qui ont eu lieu malgré le fait que la Commission avait formulé des alertes pour les prévenir, et ce en raison d'irrégularités dans le système judiciaire.

"L'exécution d'une personne en dépit des mesures préventives et provisionnelles constitue une violation aggravée du droit à la vie", indique le rapport.

Les Etats-Unis représentent un cas compliqué car le gouvernement fédéral avance qu'il ne peut intervenir au niveau des Etats dans ce domaine.

Par ailleurs, Trinité-et-Tobago et la Barbade sont, selon le rapport, les seuls pays à encore appliquer une sentence de mort obligatoire pour certains types de crimes.

Le Guatemala et Cuba ont de leur côté imposé un moratoire depuis 1998 et 2003 respectivement.

La CIDH note dans son rapport des "avancées" et "une tendance mondiale vers l'abolition de la peine de mort", constatée notamment dans le cadre des Nations unies.

La CIDH est un organe indépendant au sein de l'OEA, qui rassemble une trentaine de pays du continent sud-américain.

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