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Québec: les indépendantistes veulent imposer davantage l'industrie minière

03/08/2012 03:02 EDT | Actualisé 03/10/2012 05:12 EDT

Les indépendantistes du Parti Québécois (PQ) ont annoncé vendredi que, s'ils remportaient les législatives du 4 septembre, ils taxeraient les sociétés minières bien plus lourdement que ne le fait le gouvernement libéral actuel.

Les indépendantistes voudraient remplacer la redevance actuelle de 16% sur les profits des minières travaillant au Québec par une redevance de 5% sur la valeur brute du minerai extrait du sol. Ils comptent aussi introduire une taxe de 30% sur la tranche des profits excédant le "rendement normal" du capital, soit 8%.

Ces propositions ont été présentées par l'un des principaux économistes du PQ, le député Nicolas Marceau, aux côtés de la chef du parti, Pauline Marois.

Selon les exemples chiffrés présentés par M. Marceau, les recettes pourraient dans certains cas être multipliées par six. Une mine d'or ayant un investissement initial de 884 millions de dollars, verserait, sur sa durée de vie totale, 605 millions au lieu de 88 dans le système actuel. Pour une mine de diamants, la redevance passerait de 354 à 836 millions de dollars.

"Pour le Parti Québécois, ce sont les Québécois d'abord", a insisté M. Marceau, après avoir accusé les libéraux de favoriser les minières étrangères.

Au troisième jour de la campagne électorale, Mme Marois a proposé de créer une "Banque de développement du Québec" pour aider au lancement de PME en leur fournissant du capital risque. M. Charest a quant à lui promis des incitations financières pour encourager les "travailleurs expérimentés" sexagénaires à rester plus longtemps sur le marché du travail, compte tenu du vieillissement de la population.

Du côté de la Coalition Avenir Québec de François Legault, un des candidats vedettes, le Dr Gaétan Barrette, s'est engagé, s'il devient ministre de la Santé, à garantir un médecin de famille à chaque Québécois et à supprimer les files d'attente dans les hôpitaux. Il s'agit de propositions très porteuses au Québec, où une personne sur quatre ne trouve pas de médecin de famille et où l'attente, pour un simple examen de laboratoire ou un rendez-vous dans un hôpital, peut durer plusieurs semaines voire plusieurs mois.

via/sat

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