NOUVELLES

Émilie Fournel contente d'avoir son frère Hughes à ses côtés aux JO

03/08/2012 03:26 EDT | Actualisé 03/10/2012 05:12 EDT

LONDRES - À l'arrivée de l'équipe canadienne de kayak de vitesse à Londres, mercredi, avant d'aller au lit Émilie Fournel a envoyé un texto avec son téléphone cellulaire à son frère Hughes, qui se trouvait dans la chambre d'à côté.

«Nous voilà tous les deux à Londres», qu'il disait.

Émilie, la grande soeur qui en est à sa deuxième participation aux Jeux olympiques, est très heureuse d'avoir son frère à ses côtés comme coéquipier.

Ensemble, ils se complètent à merveille.

Émilie la perfectionniste, celle qui se lève tôt pour aller s'entraîner, qui trouve qu'elle n'en fait jamais assez.

Hughes le gars pas stressé pour cinq cennes, celui qui prend la vie à la légère, et qui n'accorde pas toujours le sérieux qu'il faut à l'entraînement.

«À nous deux, on réussit à trouver un bel équilibre», rigole Émilie, 25 ans, de presque deux ans l'aînée de frérot.

«C'est super important d'avoir ma soeur à mes côtés aux Jeux olympiques, commente Hughes, qui va fêter son 24e anniversaire de naissance, dimanche. J'estime que c'est un avantage aussi parce qu'il n'y a rien de plus important que la famille.

«C'est vrai que nous formons une bonne équipe en raison de nos personnalités très différentes, continue-t-il. Quand elle est trop tendue ou qu'elle en fait trop, je suis là pour lui rappeler l'importance de se détendre. Et quand de mon côté je manque de sérieux à l'entraînement, elle me ramène à l'ordre.»

De grandes visées

Aux Jeux de Londres, Émilie prendra part aux épreuves de K1 200 et 500 mètres dames tandis que Hughes est inscrit aux courses masculines en K2 200 et 1000 mètres, en compagnie de Ryan Cochrane. La famille Fournel, native de Dorval, a de grandes visées.

«L'objectif de tout athlète aux Jeux olympiques, c'est de gagner, dit Émilie, membre de l'équipage de K4 500 mètres demi-finaliste à Pékin, en 2008. S'il n'aborde pas une course avec la volonté de la gagner, il l'a perdue à l'avance.»

Seizième au 500 mètres aux Mondiaux, l'an dernier, Émilie a connu une bonne progression depuis ce temps et les bons résultats qu'elle a obtenus au 500 mètres en Coupe du monde cette année lui font croire qu'elle peut créer la surprise.

«Je serai dans le coup, avec la douzaine de prétendantes pour l'obtention des médailles. Celles qui seront à leur mieux la journée de la course se les partageront.»

Puisqu'elle est la seule kayakiste canadienne à Londres, Émilie a demandé à ce que son frère Hughes soit présent à ses côtés les journées de ses courses (les 7 et 9 août, 500 m, et 10-11).

«Mon frère c'est mon clown, il sait comment s'y prendre pour me faire rire. Je suis à mon mieux en compétition quand je suis souriante et que j'ai du plaisir. C'est pour ça que je tiens à ce qu'il soit près de moi.»

Hughes sera en action à compter de lundi pour l'épreuve de 1000 mètres, qui en est une de rodage pour son coéquipier et lui.

«Notre épreuve, c'est celle de 200 mètres, précise-t-il. C'est sur celle-là qu'on a centré tous nos efforts au cours des quatre dernières années. On veut utiliser le 1000 mètres comme un réchauffement. Nous doserons nos énergies et nous en profiterons pour nous familiariser avec l'environnement de course. Il y a plusieurs aspects positifs de participer à cette course.»

Le sprint masculin en duo aura lieu vers la fin des JO, les 10 et 11.

«Ryan et moi croyons en nos chances de monter sur le podium et nous ne craignons personne, a dit Hughes. Nous avons terminé troisièmes d'une course dernièrement, derrière les champions du monde français et les vice-champions britanniques. Notre objectif est d'y aller à fond de train et d'avoir après coup la satisfaction du devoir accompli.»

Le kayak dans le sang

Bon sang ne saurait mentir: Hughes et Émilie sont les enfants du regretté Jean Fournel, kayakiste qui a pris part aux Jeux olympiques de Montréal en 1976, à l'épreuve en K-4 1000 mètres.

Leur mère, Guylaine St-Georges, qui arrivera au Royaume-Uni dimanche, a déjà pris part aux Championnats panaméricains et aux Championnats du monde de kayak de mer.

«De là-haut, mon père est sûrement heureux de nous voir ensemble aux Jeux olympiques, résume Émilie. J'ai le sentiment qu'on va vivre l'expérience avec lui et qu'il sera très présent dans les souvenirs que nous en garderons. Quand on va se rappeler de ces bons moments plus tard, ce sera comme s'il en avait été partie prenante. C'est vraiment fort comme sentiment, mais très agréable aussi.»

PLUS:pc