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Les rebelles syriens condamnent l'exécution sommaire de partisans du régime

03/08/2012 05:55 EDT | Actualisé 03/10/2012 05:12 EDT

Le commandement rebelle à l'intérieur de la Syrie a condamné vendredi les exécutions sommaires "inacceptables" de partisans du régime dans la ville d'Alep (nord), rejetant toute responsabilité dans cette affaire.

Le 31 juillet, des rebelles ont exécuté des partisans du régime à Alep, en proie à de violents combats pour le contrôle de cette ville stratégique sise à 355 km au nord de Damas, selon des vidéos diffusées par des militants.

"Nous condamnons avec force ce genre de comportements irresponsables et appelons toutes les forces révolutionnaires et tous les bataillons sur le terrain à condamner de tels actes", a affirmé dans un communiqué l'Armée syrienne libre (ASL) de l'intérieur, formée de déserteurs et de civils armés.

"C'est un acte inacceptable, isolé, illégal, pour lequel nous n'assumons aucune responsabilité", a-t-elle poursuivi.

"Ces actes répréhensibles ne relèvent pas de l'éthique de l'ASL ou de la révolution syrienne. Nous respectons les lois et les conventions internationales, notamment la convention de Genève portant sur les prisonniers", a affirmé l'ASL en appelant à une enquête sur ces exécutions sommaires.

Cependant, Amnesty International a estimé vendredi dans un communiqué qu'une enquête sur cette affaire devait être menée par l'ASL puis transmise à la Commission d'enquête internationale sur la Syrie mandatée par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

"Tuer des prisonniers est une grave violation du droit humanitaire international et un crime de guerre. L'ASL a le devoir de mettre fin immédiatement à de telles violations", ajoute l'ONG.

Une vidéo diffusée par des militants montre des prisonniers conduits sur une place où crient des hommes armés :"l'ASL pour toujours"! Les rebelles entourent l'un des captifs et le mettent face à un mur où sont alignés d'autres prisonniers.

Les combattants ouvrent ensuite le feu sur les prisonniers, identifiés comme étant des membres de la tribu "Berri", qui participaient aux combats aux côtés des forces du régime de Bachar al-Assad à Alep.

ram/vl/ao

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