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Les attaques contre les chrétiens d'Egypte en hausse, selon un évêque

03/08/2012 07:20 EDT | Actualisé 03/10/2012 05:12 EDT

Les attaques contre les Coptes (chrétiens d'Egypte) ont augmenté, a déclaré vendredi un évêque égyptien, en déplorant la présence d'un seul Copte dans le nouveau gouvernement du président islamiste Mohamed Morsi.

"Le climat général se retourne contre les Coptes", a dit à l'AFP l'évêque Morcos.

"Les attaques contre les chrétiens ont augmenté. Ce n'est pas seulement le fait que nous n'ayons qu'un ministère", a-t-il ajouté.

Mercredi, de nouvelles violences liées au décès d'un musulman après une dispute avec un blanchisseur chrétien ont fait 16 blessés dans le village de Dahchour, près du Caire. Les musulmans ont attaqué une église et des maisons appartenant à des chrétiens.

Le lendemain, le nouveau gouvernement a prêté serment devant le président Morsi. Il ne compte qu'une seule chrétienne, la ministre de la Recherche scientifique.

"Il y a une différence entre les promesses et l'application. Peut-être qu'il y a eu des obstacles à l'application des engagements, ou alors la promesse est quelque chose, et son application en est une autre", a dit l'évêque.

Selon les estimations, les Coptes représentent de 6 à 10% des quelque 82 millions d'Egyptiens. Ils s'estiment victimes de discriminations et ont été visés par plusieurs attaques meurtrières ces dernières années.

En janvier 2010, un attentat à la sortie d'une messe de Noël en Haute-Egypte avait tué six Coptes ainsi qu'un garde musulman. Et un an plus tard, la nuit du nouvel An avait été ensanglantée par un attentat contre une église d'Alexandrie (nord), qui avait fait une vingtaine de morts.

Et depuis la révolte qui a renversé le président Hosni Moubarak début 2011, de nombreux Coptes ont été tués dans des violences confessionnelles.

Le nouveau président élu en juin, l'islamiste Mohamed Morsi, s'est engagé à respecter les droits des chrétiens.

Dans un rapport du département d'Etat sur la liberté de religion dans le monde publié lundi, Washington a critiqué l'Egypte pour ne pas avoir jugulé les violences contre la minorité copte.

se/iba/sb

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