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La ville de Québec est aux prises avec 14 cas et un décès liés à la légionellose

03/08/2012 12:05 EDT | Actualisé 03/10/2012 05:12 EDT

QUÉBEC - Une personne âgée a succombé à la maladie du légionnaire, à Québec, où les autorités de santé publique dénombrent 14 autres cas de personnes atteintes de légionellose.

La Direction régionale de santé publique de la Capitale-Nationale soupçonne des installations d'air climatisé d'être responsables de l'éclosion de la légionellose, dont l'origine n'a pas encore été localisée.

La bactérie responsable de la maladie se développe dans l'eau stagnante des tours de refroidissement utilisées dans les grands édifices avant de passer dans le système de climatisation, à partir d'où elle est répandue dans l'air.

«Les tours de refroidissement sont habituellement sur les toits des bâtiments et l'eau s'y déplace dans un circuit fermé», explique la coordonnatrice de l'équipe santé et environnement à la Direction régionale de santé publique de la Capitale-Nationale, Renée Levac.

«Il y a cependant toujours un peu d'eau qui se perd, et ces gouttelettes-là transportent la légionelle. Normalement, si le système est bien entretenu, il n'y a pas de problème.»

Les autorités ont fait parvenir à tous les propriétaires de tours de refroidissement dans un rayon de 1,5 kilomètres couvrant en gros le Vieux-Québec et la Basse-Ville des avis les enjoignant à nettoyer leurs installations et à s'assurer de leur bon fonctionnement.

L'avis ne touche toutefois pas les petits climatiseurs ou les thermopompes, qui ne peuvent produire cette bactérie.

Mme Levac attribue l'éclosion de légionellose aux grandes chaleurs de l'été, qui font en sorte que les systèmes de réfrigération sont davantage sollicités et que l'eau y circulant devient plus chaude.

«La température idéale pour que la légionelle prolifère, c'est de 25 à 42 degrés Celsius», note-t-elle.

La légionellose n'est pas contagieuse et ne se transmet par d'une personne à l'autre, mais bien par inhalation de fines particules d'eau contaminée en suspension dans l'air. En général, elle ne présente pas ou peu de risque pour les personnes en santé.

À l'opposé, les personnes dont l'état de santé est précaire sont plus vulnérables à cette contamination, dont les symptômes s'apparentent à ceux d'une pneumonie.

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