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JO-2012 - Dopage: un médaillé de Pékin rattrapé par les réanalyses d'Athènes

03/08/2012 05:35 EDT | Actualisé 03/10/2012 05:12 EDT

Le lanceur de marteau bélarusse Ivan Tikhon, qui avait réussi à conserver sa médaille de bronze des Jeux de Pékin malgré un contrôle positif, a été rattrapé par les ré-analyses des tests antidopage des JO de 2004 et privé de ceux de Londres, a annoncé vendredi le gouvernement bélarusse.

Deux autres sportifs, qui devaient faire leur entrée en lice aux Jeux vendredi comme le Bélarusse, ont été écartés par leurs délégations à la suite d'un contrôle positif le mois dernier: le Marocain Amine Laalou, spécialiste du 1500 m, et la Russe Victoria Baranova, prévue pour l'épreuve par équipes en cyclisme sur piste.

Tikhon, triple champion du monde (2003, 2005, 2007), a été piégé, lui, par ses vieux échantillons antidopage d'Athènes.

"La Fédération bélarusse d'athlétisme a reçu une lettre de la fédération internationale (IAAF) lui demandant de ne pas aligner Tikhon. La lettre de l'IAAF explique que de nouvelles analyses antidopage ont conclu à la présence de substances interdites dans des échantillons prélevés sur Tikhon lors des Jeux Olympiques d'Athènes en 2004 et lors des Mondiaux de 2005" à Helsinki, a annoncé à la presse un porte-parole du ministère des sports à Minsk, Vladimir Nesterovich.

"Nous avons donc décidé de retirer Tikhon de la compétition afin d'éviter toute sanction possible contre l'ensemble de la Fédération nationale bélarusse lors des Jeux", a-t-il ajouté.

Le Comité international olympique (CIO) avait décidé de faire passer au crible des derniers tests de détection une partie des échantillons antidopage d'Athènes avant l'expiration de leur validité juridique cet été. Ces ré-analyses ont donné une demi-douzaine de cas suspects, avait fait savoir son président Jacques Rogge en début de Jeux.

Ivan Tikhon est le premier athlète du lot dont l'identité est révélée.

Lui et son compatriote Vadim Devyatovskiy, qui étaient montés ensemble sur le podium à Pékin, avaient dans un premier temps dû rendre leurs médailles de bronze et d'argent respectives en raison d'un niveau de testostérone trop élevé.

Avant de les récupérer près de deux ans plus tard, sur décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) qui avait annulé la sanction pour une broutille dans la procédure, au grand dam du CIO.

Amine Laalou, contrôlé positif au meeting de Monaco le 20 juillet, est le deuxième athlète marocain à être privé des JO de Londres après Mariem Alaoui Selsouli, qui était l'une des favorites sur 1500 m.

Baranova, 22 ans, a subi un contrôle positif à la testostérone hors compétition le mois dernier, a précisé l'Union cycliste internationale (UCI).

stp/el

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