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Combats à Damas, Alep bombardé, 21 civils tués dans un camp palestinien (ONG)

03/08/2012 03:30 EDT | Actualisé 02/10/2012 05:12 EDT

De violents combats faisaient rage vendredi entre soldats du régime et rebelles à Damas, tandis qu'à Alep, deuxième ville syrienne et enjeu crucial du conflit, le bastion insurgé de Salaheddine était bombardé, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

A Damas, les combats se déroulaient dans le quartier de Tadamoun, dans le sud, voisin du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk où 21 civils, dont au moins deux enfants, ont été tués jeudi par des tirs de mortier, selon l'OSDH qui a fait état de 179 morts, dont 110 civils, à travers le pays pour la seule journée de jeudi.

"Nous ne savons pas quelle est l'origine des tirs" qui se sont produits sur le camp de Yarmouk alors qu'il y avait des combats à Tadamoun, a déclaré à l'AFP le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

De son côté, l'agence officielle Sana a rapporté qu'un "groupe terroriste armé a visé le camp de Yarmouk avec des tirs au mortier à partir de Tadamoun, tuant et blessant un nombre de citoyens".

Plusieurs militants affirment que les réfugiés palestiniens ont pris les armes aux côtés des rebelles contre le régime de Bachar al-Assad.

Selon l'OSDH, le camp de Yarmouk est divisé entre partisans et détracteurs d'un mouvement palestinien radical pro-régime, le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG), basé à Damas.

A la suite de l'attaque au mortier sur le camp, a eu lieu une manifestation nocturne lors de laquelle ont été lancés des slogans hostiles au chef du mouvement, Ahmad Jibril. "Ahmad Jibril, on aura ton sang!", ont crié les manifestants, selon une vidéo de militants.

Yarmouk abrite le plus grand nombre de réfugiés palestiniens en Syrie avec 148.500 personnes officiellement enregistrées auprès de l'ONU, selon cette organisation.

Par ailleurs dans la province de Damas, les bombardements ont repris à Jdeidet Artouz, où des combats ont éclaté aux abords de l'aéroport militaire de Marj el-Sultane, selon l'OSDH, qui tire ses informations d'un réseau de militants et de témoins.

C'est à Jdeidet Artouz qu'un raid des forces de sécurité avait été mené mercredi, causant la mort de 43 personnes, dont certaines ont été sommairement exécutées, selon l'OSDH.

Dans région de Houla (centre), où près d'une centaine de personnes avaient été tuées en mai, trois civils ont été tués dans les bombardements.

Plus au sud, des hélicoptères ont bombardé plusieurs secteurs de la province de Deraa.

Plus de 20.000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début de la révolte contre le régime en mars 2011, selon l'OSDH.

ram/vl

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