NOUVELLES

Bahreïn: un bus de la police attaqué, une opposante arrêtée à l'aéroport

03/08/2012 05:38 EDT | Actualisé 03/10/2012 05:12 EDT

Un autobus du ministère de l'Intérieur a été attaqué à coups de cocktails Molotov vendredi à Bahreïn où l'opposition a rapporté l'arrestation à l'aéroport d'une opposante bahreïnie qui devait participer à une conférence d'Amnesty international.

"Un groupe d'émeutiers et de saboteurs ont attaqué un autobus à coups de cocktails Molotov", près du village chiite de Bani Jamra, a rapporté l'agence officielle BNA, citant un policier.

L'attaque contre le bus à bord duquel se trouvaient le chauffeur et un seul passager n'a pas fait de victime, selon l'agence. Le véhicule a été incendié.

Dans la nuit, de violents accrochages se sont produits entre manifestants et policiers dans des villages chiites, selon des témoins qui ont affirmé que des manifestants avaient été blessés.

Brandissant des drapeaux du Bahreïn, des dizaines de manifestants ont scandé "A Bas (le roi) Hamad" et "le peuple veut la chute du régime", selon eux.

Par ailleurs, la principale coalition d'opposition, Al-Wefaq, a affirmé qu'une de ses membres, Ahlam al-Khuzai, avait été interpellée vendredi à l'aéroport de Manama alors qu'elle se rendait en Tunisie pour participer à une conférence organisée par l'ONG Amnesty international.

"Al-Wefaq suit avec grande inquiétude l'arrestation d'un membre de son secrétariat général et l'interdiction de voyager" qui lui est faite, indique le groupe chiite dans un communiqué.

Selon l'opposition, plus de 240 personnes ont été interpellées en juillet à Bahreïn et des dizaines d'autres ont été blessées lors de manifestations pour réclamer des réformes constitutionnelles.

Cet archipel du Golfe, à majorité chiite mais dirigé par une dynastie sunnite, est secoué depuis l'an dernier par un mouvement de contestation du régime réclamant une monarchie constitutionnelle. La population chiite se dit notamment victime de discriminations par les sunnites.

Selon Amnesty International, 60 personnes ont été tuées depuis le début de la révolte.

lyn/sb/tp

PLUS:afp