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USA: l'exemption des droits de douane sur les vêtements africains prolongée

02/08/2012 03:03 EDT | Actualisé 02/10/2012 05:12 EDT

Le Congrès américain a renouvelé jeudi l'exemption des droits de douane dont bénéficient les vêtements exportés par l'Afrique subsaharienne aux Etats-Unis, accordant une extension de dernière minute à une loi censée avoir créé des centaines de milliers d'emplois.

Le Sénat comme la Chambre des représentants ont voté la prolongation de cette loi, y compris dans le cas de vêtements dont les tissus viennent d'ailleurs, comme c'est le cas de la plupart des marques produites sur le continent africain.

Prolongée jusqu'à 2012 par le Congrès, la disposition devait expirer fin septembre, faisant craindre à certains pays africains et aux industriels occidentaux la fermeture de nombreuses usines.

Cette exemption a été mise en place pour la première fois en 2000, dans le cadre de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA), signée par le président Clinton.

Largement soutenue par les républicains comme par les démocrates, cette prolongation doit désormais être validée par le président Obama, lui aussi partisan de cette approche envers l'Afrique qui favorise le commerce plus que les simples subventions.

"C'est une excellente nouvelle pour des milliers de travailleurs et d'entreprises aux Etats-Unis, en Afrique et en Amérique latine", s'est félicité l'ambassadeur Ron Kirk, Représentant américain au commerce.

"Cette victoire aujourd'hui prouve que, quand des emplois sont en jeu, nous pouvons nous rassembler de façon bipartisane", a-t-il ajouté, précisant que le président américain était "prêt à signer la loi aussitôt qu'elle arriverait sur son bureau".

Les exportations depuis les pays subsahariens vers les Etats-Unis dans le cadre de l'AGOA ont été multipliées par cinq depuis 2001, atteignant 70,6 milliards de dollars l'an dernier, selon le bureau du Représentant américain au commerce.

La loi aurait créé quelque 300.000 emplois, selon une étude de la Brookings Institution. La Coalition africaine pour le commerce, qui défend les relations commerciales entre le continent et les Etats-Unis, estime de son côté que la loi a indirectement contribué à la création de 1,3 million d'emplois.

sct/sat/lor

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