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Tunisie: un parti exhorte les autorités à ouvrir le dossier de la corruption

02/08/2012 02:25 EDT | Actualisé 02/10/2012 05:12 EDT

Le gouvernement doit ouvrir les dossiers de la corruption et mettre en place des mécanismes pour l'enrayer dans l'administration tunisienne, a exigé jeudi le parti centriste El Amen.

Dans un communiqué, El Amen a affirmé sa "détermination à exiger l'ouverture et l'instruction des dossiers de corruption dans tous les secteurs et les institutions de l'Etat".

Né d'une coalition regroupant notamment des hommes d'affaires, le parti rappelle au gouvernement "ses responsabilités concernant les affaires de corruption en suspens" et l'exhorte à activer la commission d'investigation sur la corruption et les malversations.

Le parti appelle en outre à créer de "nouveaux mécanismes pour débusquer la corruption administrative et protéger ceux qui permettent de dévoiler les corrompus".

Le 15 mai, le ministre chargé de la réforme administrative Mohamed Abbou --membre de la coalition au pouvoir dominée par les islamistes-- a démissionné, évoquant des entraves à son travail de lutte contre la corruption administrative.

"On s'est débarrassé des Trabelsi --la famille de l'épouse du président déchu Zine El Abidine Ben Ali-- mais des milliers de corrompus les ont remplacée", avait déclaré M. Abbou en présentant sa démission.

La corruption et la récupération des intérêts et biens ayant appartenu à la famille Ben Ali et à leurs partisans constituent un dossier épineux sur lequel le gouvernement dirigé par l'islamiste Hamadi Jebali a peu avancé.

Le ministre de la Gouvernance et de la lutte contre la corruption Abderrahmane Ladgham a promis récemment devant l'Assemblée nationale constituante une stratégie de lutte contre la corruption pour décembre 2012.

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