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L'Iran demande la libération de membres du Croissant-Rouge enlevés en Libye

02/08/2012 01:38 EDT | Actualisé 01/10/2012 05:12 EDT

L'Iran demande la libération immédiate de sept membres de son Croissant-Rouge enlevés mardi en Libye et rend le gouvernement libyen responsable de leur vie, a rapporté jeudi l'agence Isna.

"L'Iran demande une action immédiate pour la libération des sept membres du Croissant-Rouge iranien", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian.

"Le gouvernement libyen est responsable de leur vie", a-t-il ajouté.

"Les sept membres du Croissant-Rouge sont en parfaite santé et nous espérons qu'avec les efforts menés par le gouvernement et le Croissant-Rouge libyens ils seront bientôt libérés et vont rentrer au pays", a-t-il ajouté.

Les sept membres du Croissant-Rouge iranien enlevés mardi à Benghazi, dans l'est de la Libye, sont détenus et interrogés par une milice locale, a indiqué mercredi à l'AFP un responsable de la sécurité libyenne.

"Des membres de la brigade détenant les Iraniens sont en train de les interroger pour déterminer si leurs activités (...) visaient à prêcher la doctrine de l'islam chiite", a indiqué le responsable sous le couvert de l'anonymat.

"Ils seront relâchés après la fin de l'interrogatoire", a-t-il ajouté, soulignant que "l'équipe est bien traitée et n'a pas été soumise à de mauvais traitements".

Le chiisme, l'une des principales branches de l'islam majoritaire en Iran, est vu par certains comme un culte hérétique en Libye, où la majorité de la population est de confession sunnite.

Le Croissant-Rouge libyen avait fait état mardi de leur enlèvement par des hommes armés et demandé leur libération.

La délégation était arrivée lundi en Libye à l'invitation du Croissant-Rouge libyen pour discuter "des perspectives de coopération dans le domaine de l'aide humanitaire", selon le Croissant-Rouge libyen.

Amnesty International a appelé mercredi à la libération des Iraniens.

Des associations de défense des droits de l'Homme s'alarment régulièrement des arrestations arbitraires menées par les milices composées d'ex-combattants anti-Kadhafi, ainsi que de leurs centres de détention secrets.

L'armée et la police n'étant toujours pas entièrement opérationnelles en Libye, ces milices en profitent souvent pour faire la loi dans le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011.

sgh/rmb/sw

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