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Les sceptiques doutent toujours, 50 ans après la mort de Marilyn Monroe

02/08/2012 11:21 EDT | Actualisé 02/10/2012 05:12 EDT

LOS ANGELES, États-Unis - Même après un demi-siècle, les sceptiques continuent de s'interroger sur la mort de Marilyn Monroe, à l'âge de 36 ans.

Les avancées technologiques survenues depuis ce temps, telles que l'analyse de l'ADN, les bases de données sur les drogues et médicaments et bien d'autres, auraient pu donner aux enquêteurs de l'époque davantage d'information sur la mort de l'actrice survenue il y a 50 ans, le 5 août 1962.

Ces différents outils mèneraient-ils à une conclusion différente de celle voulant que la mort de Marilyn Monroe à la suite d'un empoisonnement par barbiturique soit probablement un suicide? Nul ne le sait.

La mort de Marilyn Monroe a pris la planète par surprise et a rapidement mené à des spéculations voulant que sa cause soit bien différente de celle officiellement annoncée. Ces théories reposent sur l'écart de 35 minutes entre le moment où le médecin de Monroe l'a déclarée morte et celui où la police est arrivée sur les lieux, un registre d'appels incomplet et l'absence de tests toxicologiques menés sur les organes digestifs de l'actrice.

Certains croient que Monroe écrivait des secrets gouvernementaux dans un journal intime ou qu'elle a été tuée pour l'empêcher de révéler des informations embarrassantes sur le président John F. Kennedy ou son frère, Robert F. Kennedy.

Vingt ans après sa mort, une enquête menée par le bureau du procureur général de Los Angeles n'a révélé aucune preuve appuyant les différentes théories du complot, mais a soulevé la possibilité que l'actrice ait pu mourir d'une surdose accidentelle.

L'Internet, la numérisation et des tests plus pointus signifient cependant que la mort de Monroe, si elle était survenue aujourd'hui, serait sujette à un examen encore plus approfondi.

Max Houck, coauteur de «The Science of Crime Scènes» («la science des scènes de crime»), croit cependant que les étapes importantes de l'enquête, comme la nécessité d'interroger rapidement les témoins et le contrôle de l'accès aux scènes de crime, seraient les mêmes.

«Comme un archéologue, vous tentez de recréer des événements passés», explique-t-il. Dans le cas de Marilyn Monroe, le premier policier arrivé sur les lieux a indiqué plus tard qu'il avait vu sa femme de ménage utiliser la laveuse dans les heures ayant suivi la mort de l'actrice. Le rapport de l'enquête de 1982 indique également qu'environ 15 flacons de médicaments ont été trouvés sur place, mais que seuls huit d'entre eux se retrouvent dans le rapport du coroner.

«Dans les cas où l'intérêt public est grand, il y a une tendance à ne pas suivre à la lettre le protocole habituel, explique Houck, ce qui est est une erreur. Vous serez alors encore plus surveillé.»

L'amélioration des techniques d'analyse d'empreintes digitales aurait également pu aider les enquêteurs de l'époque, selon le Dr Victor W. Weedn, directeur du département de criminalistique de l'Université George Washington. Les preuves ADN généralement récoltées par les policiers auraient pu être utiles, mais seulement si on avait soupçonné que quelqu'un ait manipulé les médicaments de l'actrice.

Houck croit pour sa part que le meilleur outil moderne pour les agents enquêtant sur une mort comme celle de Marilyn Monroe demeure l'empreinte numérique du défunt: ses appels téléphoniques, ses courriels, ses messages textes, ses publications sur Twitter et le reste de ses activités en ligne.

Le registre des appels de Marilyn Monroe ne présentait que ses appels sortants, selon le rapport de 1982. «Cela ne se produirait pas aujourd'hui», assure Houck.

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