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Le pétrole ouvre en baisse à New York, plombé par la BCE

02/08/2012 09:49 EDT | Actualisé 02/10/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont démarré la séance en recul jeudi, dans un marché déçu par les propos du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, qui n'a fait aucune des propositions concrètes pour enrayer la crise en zone euro que le marché attendait.

Le baril de référence pour livraison en septembre cédait 1,21 dollar par rapport à la clôture de mercredi, à 87,70 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours du pétrole ont été plombés dès l'ouverture du marché new-yorkais par "l'espoir déçu d'une intervention de la Banque centrale européenne, après une déception similaire la veille avec la Réserve fédérale américaine", a commenté Matt Smith, de Summit Energy.

La BCE a laissé sans surprise jeudi son principal taux directeur inchangé à 0,75%, son plus bas niveau historique, et son président, Mario Draghi, qui s'est exprimé pour sa traditionnelle conférence de presse mensuelle suivant la décision sur les taux, n'a fait aucune annonce concrète.

M. Draghi n'a en particulier pas répondu aux espoirs du marché qui attendait qu'il concrétise sa promesse d'agir fermement contre la crise.

En effet, des propos de M. Draghi, qui avait affirmé la semaine dernière que la BCE était prête à tout pour sauver l'euro, avaient été interprétés comme le signal d'une possible intervention de la banque centrale sur les marchés obligataires, afin de soulager des pays en difficulté de la zone euro, comme l'Espagne.

"Le marché espérait une forme d'action, que ce soit par une opération de rachats d'obligations ou autre chose, mais nous n'avons reçu rien d'autre que des discours de sa part aujourd'hui, aucune action", a ajouté M. Smith.

"Les marchés espéraient l'annonce d'une relance de l'économie, et en son absence, l'appétit pour le risque des courtiers perd de sa force", a ajouté David Bouckhout, de TD Securities, notant que cela pénalisait les matières premières comme le pétrole, jugées plus risquées par les investisseurs.

De même, l'euro perdait du terrain face au dollar, accentuant la pression sur les cours. En effet, le renchérissement du billet vert rendait moins attractifs les achats de brut libellés dans cette monnaie pour les acheteurs munis d'autres devises.

ppa/sl/mdm

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