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Le pétrole finit en nette baisse à New York, miné par la BCE

02/08/2012 03:25 EDT | Actualisé 02/10/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont terminé en nette baisse jeudi à New York, dans un marché déçu par l'absence de nouvelles mesures de la Banque centrale européenne (BCE) pour répondre à la crise de la dette, dans un contexte d'inquiétude croissante pour la vigueur de la demande.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en septembre a cédé 1,78 dollar par rapport à la clôture de mercredi, à 87,13 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Les courtiers attendaient beaucoup (du président de la BCE, Mario) Draghi, et ils n'ont rien obtenu de spécial, et encore une fois l'Europe plombe les marchés", a commenté James Williams, de WTRG Economics.

Dès l'ouverture du marché new-yorkais, les cours du pétrole se sont orientés en baisse, plombés par "l'espoir déçu d'une intervention de la Banque centrale européenne, après une déception similaire la veille avec la Réserve fédérale américaine", a commenté Matt Smith, de Summit Energy.

En effet, si la BCE a laissé sans surprise jeudi son principal taux directeur inchangé à 0,75%, son plus bas niveau historique, elle n'a pas répondu aux espoirs du marché qui attendait que M. Draghi concrétise sa promesse d'agir fermement contre la crise.

Il avait en effet affirmé la semaine dernière que la BCE était prête à tout pour sauver l'euro. Des propos qui avaient été interprétés comme le signal d'une possible intervention de la banque centrale sur les marchés obligataires afin de soulager des pays en difficulté de la zone euro, comme l'Espagne.

"Les marchés espéraient l'annonce d'une relance de l'économie et, en son absence, l'appétit pour le risque des courtiers perd de sa force", a ajouté David Bouckhout, de TD Securities, notant que cela pénalisait les matières premières comme le pétrole, jugées plus risquées par les investisseurs.

Historiquement, un environnement de récession économique et de demande stagnante, pénalise les cours de l'or noir, a relevé de son côté James Williams.

"Et si la récession empire en Europe, cela pourrait aussi toucher les Etats-Unis qui sont un grand partenaire" commercial du Vieux Continent, ajoute-t-il, "sans compter les inquiétudes pour les économies de l'Inde et de la Chine".

Ainsi, dans le contexte actuel, "plus que tout autre chose, les opérateurs sont inquiets pour la demande", a-t-il insisté.

ppa/sl/mdm

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