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JO-2012 - La Grande-Bretagne termine en apothéose

02/08/2012 02:08 EDT | Actualisé 02/10/2012 05:12 EDT

Après les déceptions en canoë messieurs et kayak dames, le slalom britannique a terminé en apothéose en réalisant le doublé en canoë biplace, avec la victoire du tandem Tim Baillie-Etienne Stott devant David Florence-Richard Hunslow dans le bassin de Lee Valley.

Les 12.000 spectateurs étaient aux anges en voyant ses deux équipages sur le podium, qui plus est devant les jumeaux slovaques Pavol et Peter Hochschorner, seigneurs de la discipline depuis leur triomphe de Sydney en 2000, le premier d'une incroyable série de trois.

"C'est juste un sentiment incroyable ! Nous sommes très fiers", commentait un Stott surexcité lors du passage devant les medias, avant d'entonner le "God Save the Queen" sur le podium, face aux centaines de drapeaux britanniques.

"On ne peut pas être déçu. C'est à la maison et derrière nos compatriotes", assurait Richard Hunslow, partenaire d'un David Florence qui retrouvait le sourire deux jours après sa sortie en demi-finale de C1, dont il était pourtant le N.1 mondial.

Les frères Hochschorner, qui avaient gagné 22 compétitions majeures depuis 1999 dont les préolympiques dans ce même bassin, avaient du mal à encaisser le premier grand revers de leur carrière à l'age de 32 ans.

Le bonheur britannique était d'autant plus grand qu'il intervenait peu après une nouvelle désillusion, lorsque Lizzie Neave manquait la finale du kayak dames dont le titre revenait finalement à la Française Emilie Fer.

Cette dernière offrait à la France sa deuxième médaille d'or, deux jours après le troisième triomphe olympique de Tony Estanguet, avec lequel elle partage le même entraîneur.

La Française de 29 ans, dont certains doutaient de la force mentale depuis son échec à Pékin en 2008 (7e), a sorti la manche de sa vie le jour-J pour assurer d'abord un médaille qui prenait la couleur de l'or après le passage de l'Espagnole Maialen Chourraut, puis la Polonaise Natalia Pacierpnik.

"Je suis fière de moi, d'avoir réussi cette manche quand il le fallait", commentait la Française, de retour du podium où elle était encadrée de l'Australienne Jessica Fox et de Chourraut.

Fox, un prodige de 18 ans, a réussi son pari de conquérir une médaille pour sa première apparition aux Jeux et un peu plus de quinze jours après avoir conservé ses titres mondiaux juniors.

Elle faisait mieux que ses champions de parents, la Française Myriam Jerusalmi, médaillée de bronze à Atlanta en 1996, et le Britannique Richard Fox, quintuple champion du monde qui n'a jamais connu le podium olympique.

"Officiellement, c'est la meilleure de la famille", concédait le papa. "Je pense que c'est un prodige", ajoutait la maman-coach.

sg/jr

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