NOUVELLES

JO-2012 - Athlétisme: le duel Bolt-Blake absorbe la lumière

02/08/2012 10:05 EDT | Actualisé 02/10/2012 05:12 EDT

La question n'est plus +sur quelle distance va-t-il gagner?+, mais +va-t-il gagner?+: le duel que va livrer la star du sprint Usain Bolt, soudain vulnérable, à son cadet Yohan Blake, capte presque toute la lumière des épreuves d'athlétisme des JO de Londres, qui débutent vendredi.

Lors des sélections jamaïcaines, fin juin à Kingston, Blake "La Bête" a par deux fois pris de vitesse Bolt "La Foudre+", en finales des 100 m et 200 m.

Sur le moment, Bolt n'avait pas avancé d'excuses, non plus qu'il n'avait laissé transparaître d'inquiétude. "Je ne suis pas loin et je sais comment faire pour y arriver", avait-il dit.

Depuis, les deux partenaires d'entraînement font comme si rien ne s'était passé. Ordre d'écurie probablement et seul l'entraîneur Glen Mills sait.

"Je suis toujours prêt. Maintenant, c'est tout pour les jeux. J'ai eu des petits problèmes, mais je suis prêt", a remarqué la star. "Ma philosophie, c'est que le ciel est ma seule limite", a déclaré Blake, surnommé la Bête pour les charges de travail qu'il s'impose à l'entraînement.

Les deux stars se livreront un premier duel dimanche (20h50 GMT) sur la ligne droite pour l'événement phare des JO, avant de se retrouver quatre jours plus tard, le jeudi 9 août, avec la finale du 200 m (19h55 GMT).

Cette fragilité nouvelle du géant (1,96 m) a en tout cas conforté les sprinters US Justin Gatlin, revenu d'une suspension de quatre ans pour dopage, et Tyson Gay, opéré à une hanche en 2011. "Yes, we can", ont-ils laissé entendre.

Les Etats-Unis, dont la puissance avait été circonscrite à Pékin par la petite Jamaïque des sprinters, ambitionnent de retrouver à Londres leur standing en vitesse et aussi de s'immiscer dans le duel entre l'Ethiopie et le Kenya en demi-fond.

Au vu des performances des sélections d'Eugene (Oregon), les responsables de la Fédération américaine peuvent ambitionner une trentaine de médailles. "Si nous faisons donner tous les cylindres, tout est possible", a estimé Andrew Valmon, l'entraîneur des coureurs américains

Les Américains avaient remporté 23 médailles aux Jeux de Pékin, dont sept du métal le plus précieux. Ils pourraient doubler leur butin d'or, tant ils brillent sur tous les secteurs de la piste et du terrain, à l'image d'Ashton Eaton, qui a porté le record du monde du décathlon à 9.039 pts.

Les demi-fondeurs Galen Rupp, auteur du doublé 5000/10.000 m aux "Trials", et Evan Jager, nouvel homme fort sur le steeple, symbolisent le travail effectué en demi-fond, dans le sillage des succès mondiaux de Bernard Lagat, transfuge du Kenya.

Moins armée que les Etats-Unis, la Russie peut toujours compter sur les dames. Avec des stars de la dimension de Yelena Isinbayeva, en quête d'un 3e titre olympique à la perche, d'Anna Chicherova (hauteur) et Mariya Savinova (800 m).

A la longueur, la délégation de Moscou possède des arguments non seulement féminins, une tradition, mais aussi masculins, avec Sergey Morgunov, tout frais champion du monde juniors. Dans la discipline, cela fait 38 ans, depuis la médaille de bronze d'Igor Ter-Avanessian aux Jeux de Tokyo sous maillot soviétique, que la Russie attend.

Aux antipodes du programme, les épreuves des 100 m et marathons ont recueilli le plus de participants. Sur la ligne droite, ils sont plus de 80 chez les messieurs. Mais rattraper Bolt et Blake reste un rêve.

asc/jmt

PLUS:afp