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Hillary Clinton en Ouganda avant une brève étape vendredi au Soudan du Sud

02/08/2012 03:12 EDT | Actualisé 02/10/2012 05:12 EDT

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, est arrivée jeudi soir à Kampala, a constaté l'AFP, et effectuera vendredi un bref aller-retour au Soudan du Sud, pour exprimer sa préoccupation, selon son entourage, devant l'absence de progrès entre Juba et Khartoum.

Après une nuit dans la capitale ougandaise, Mme Clinton doit se rendre vendredi matin au Soudan du Sud, pays qui a fêté son premier anniversaire le 9 juillet, et qui ne parvient pas à régler ses différends avec le Soudan.

Elle s'entretiendra avec le président Salva Kiir "pour réaffirmer le soutien des Etats-Unis et encourager les négociations avec le Soudan afin de parvenir à un accord sur les questions de sécurité, de citoyenneté et sur le dossier pétrolier", selon le département d'Etat.

"La secrétaire d'Etat fera part de notre inquiétude face à des questions fondamentales qui ne sont toujours pas résolues, qui n'avancent pas et qui continuent de diviser les deux pays," a insisté un haut responsable américain dans l'avion qui emmenait Mme Clinton de Dakar, au Sénégal, à Kampala.

"Il est absolument essentiel que le Soudan du Sud et le Soudan progressent le plus vite possible pour résoudre leurs différends, ce qui requiert que les présidents des deux pays s'engagent et exercent leur pouvoir," a dit le responsable.

Des différends jamais réglés continuent d'empoisonner les relations entre Khartoum et Juba plus d'un an après l'accès à l'indépendance du Soudan du Sud, parmi lesquels la démarcation de la frontière commune, le statut de zones contestées et le partage de la manne pétrolière du Soudan d'avant la partition.

Des combats frontaliers ont mis les deux pays au bord d'une guerre ouverte en mars et avril derniers.

Des pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont intensifié mardi leurs pressions sur Khartoum et Juba afin qu'ils s'entendent. Dans une résolution, le 2 mai, le Conseil avait donné aux deux voisins jusqu'à ce jeudi 2 août pour régler leurs divergences, sous peine de sanctions.

Au Soudan du Sud, Mme Clinton - qui aura alors visité 104 pays depuis sa prise de fonction début 2009 - doit également se rendre dans une base militaire du jeune Etat.

Après Juba, Mme Clinton doit retourner à Kampala. Elle y évoquera notamment la traque de la sanglante rébellion de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et de son chef Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale (CPI), une traque menée par l'armée ougandaise avec l'Union africaine et l'appui d'une centaine de membres des forces spéciales américaines.

"L'Ouganda a été l'un de nos plus importants partenaires pour la sécurité régionale," a poursuivi le responsable américain.

Lors de ses 36 heures passées à Dakar, Mme Clinton a vanté le "modèle" démocratique du Sénégal pour l'Afrique, un continent confronté à la présence d'Al-Qaïda au Mali, frontalier du Sénégal, et à l'offensive économique de la Chine.

Elle a eu des mots très chaleureux pour le nouveau président Macky Sall, élu en mars au terme d'une alternance démocratique réussie dans une région plus habituée aux coups d'Etat.

La tournée africaine de onze jours de Mme Clinton - Sénégal, Ouganda, Soudan du Sud, Kenya, Malawi, Afrique du Sud et Ghana - vise à promouvoir la stratégie américaine en faveur du développement de l'Afrique que le président Barack Obama a dévoilée en juin.

Il s'agit pour les Etats-Unis, a expliqué la secrétaire d'Etat, de "promouvoir le développement, de stimuler la croissance économique et les échanges commerciaux, de faire avancer la paix et la sécurité et de consolider les institutions démocratiques".

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