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Un «sous-financement chronique» dans les universités, écrivent les recteurs aux principaux partis

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MONTRÉAL - Alors que la question étudiante semble se dessiner comme un enjeu important de la campagne électorale, les recteurs d'universités viennent d'écrire aux partis politiques pour défendre leur gestion et se plaindre d'un sous-financement chronique.

«La situation actuelle ne peut plus durer. Il faut donner aux universités les moyens d'accomplir leur mission», écrit la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec, dans un document qu'elle a fait parvenir aux partis politiques.

Elle y décrit la question du financement des universités comme «urgente et primordiale», rappelant que plusieurs commissions parlementaires se sont penchées sur la question, notamment en 2004, 2007 et 2011.

Dans sa lettre de six pages, la Conférence des recteurs cite même des regroupements d'associations étudiantes qui avaient admis l'existence du sous-financement des universités, dans des mémoires qu'ils avaient présentés.

La CREPUQ estime que pour la seule année 2007-2008, les universités québécoises disposaient de 620 millions $ de moins que la moyenne des universités canadiennes. Ces millions de dollars sont des sommes qui manquent pour embaucher des enseignants et personnel de soutien, mieux nantir les bibliothèques, rénover le parc immobilier et moderniser l'équipement, rappelle la CREPUQ.

Gestion

Et si les regroupements d'associations étudiantes revendiquaient une meilleure gestion des universités, lors de leurs négociations avec le gouvernement, le printemps dernier, ces dernières assurent qu'elles sont rigoureusement gérées.

«Certains intervenants veulent rendre conditionnelle l'amélioration du financement des universités à une révision en profondeur de leur gestion. De suggérer que des gains d'efficacité dans la gestion puissent combler le manque de financement de nos universités est une utopie», écrit la CREPUQ.

Les dirigeants d'universités affirment aussi qu'ils font déjà l'objet de contrôles de toutes sortes.

«Les établissements universitaires québécois font l'objet d'une gestion rigoureuse et sont assujettis à de nombreuses normes légales et réglementaires; de plus, ils accordent une grande importance à la reddition de comptes», écrit encore la CREPUQ.

Le regroupement concède que des améliorations sont toujours possibles, mais rappelle que les universités sont dirigées par des instances auxquelles siègent déjà des étudiants, des enseignants et des représentants des milieux socio-économiques.

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